‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 204 sur 305 · Id., Inédits, Th., VIII, f · texte numérisé non relu

Id., Inédits, Th., VIII, f

4. Id. Inédits, TItéolofjie. vol. VIII, f" 2G.3. — Les termes essentiels de <ette pièce officielle se retrouvent à travers tout le volume VIlI des Irenica. Cf. par exemple, Folio 178, une lettre au Duc Antoine-Ulrich, du 1" février 1698, où Ton demande que les théologiens evangéliques soient appelés comme juges au prochain Concile. La nécessité de l'union semblait moins imminente avec l'Kglise Réformée, parce que celle-ci ne damnait pas les Evangéliques (Cf. Id., Folio 177). Il faut remarquer aussi dans toute cette négociation avec Ilelmstâdt un effort pour partir du fait, et pour accepter les revendications personnelles du l'ape (Cf. par exemple, 4d. Folio 192).

346 l'Église universelle

Celte négociation, dont une des liasses de Hanovre nous donne en trois cent trente et un folios la substance', ne fut probablement pas tout à fait vaine. Par elle l'opinion protestante de l'Allemagne, en son principal organe officiel, était peu à peu gagnée à l'idée d'un rapprochement possible.

En 1697 et 1698, d'ailleurs, Leibniz de nouveau se rapproche de l'Eglise de France. Mais il redoute désormais l'absolutisme ecclésiastique et demande qu'un laïque soit adjoint à Bossuet'. Les discussions devront être ordonnées et précises. On gardera le silence sur les relations avec l'Université de Helmsstâdt, destinées d'une part à préparer l'opinion protestante, de l'autre à confondre la défiance des Catholiques le jour où un rapprochement sérieux serait accepté par Rome ^. Le duc de Wolfenbiittel écrit une lettre à Louis XIV, et propose que l'ancienne tentative soit reprise : « Le sieur de Leibniz, conseiller d'Etat de Hanovre, qui avait été employé en celte affaire, venant de temps en temps ici et aj^ant quelque dépendance encore de moi, ... je l'ai engagé à m'en faire un récit, dans l'écrit que je joins ici, où il a mis en outre son avis, à mon instance et pour moi, sur ce qui lui paraît convenable*. » Or, dans ce sommaire historique, Leibniz rappelle qu'il avait autrefois commencé la négociation par hasard. Il avait écrit quelques remarques sur le livre des Réflexions de PeUisson. Ces remarques furent lues par l'Abbesse de Maubuisson et

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