Id., t. III, p. 102. Remarques sur manifeste français
4. Lettres de Jean Sobieski à la reine Marie Casimire pendant la campagne de Vienne, lettres datées du camp, retrouvées et publiées à Varsovie par le comte Raczinski en 18i3, traduites en français par Plater et A. de Salvandy, Paris, 1826.
0. Cf. Lettres citées, trad. cit., pp. 176-77. Pour être fixé sur l'ingrati- Barizi. 4
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ment, on l'accuse de laisser mourir des milliers d'hommes, en vue de son intérêt privé. « Comment donc », écrit-il à la reine, « on me laisse faire la guerre, on me laisse hasarder ma santé, ma fortune et ma vie ; et puis je dois répondre si quelqu'un a été tué ou est tombé de cheval ^ ? »
A tout cela Leibniz eût répliqué que l'appui de Louis XIV eût pu être décisif. Or, que fait Louis XIV ? Il exige chaque jour des cessions nouvelles : il s'indigne des alliances les plus innocentes et les déclare nuisibles à la paix française. « Y a-t-il de l'apparence que les demandes du plus fort soient seules fondées, et toutes les autres injustes? — La France se réservera-t-elle le pouvoir, qu'elle exerce maintenant, de régler nos élections, de se formaliser de nos négociations et alliances défensives, et de se faire rendre compte de nos levées et de toutes nos démarches, jusqu'à entrer à main armée dans nos Etats sur la moindre action qui lui peut déplaire ■ ? »
Même peut-on dire que Louis XIV ait ainsi habilement travaillé pour lui-même ? A-t-il ouvertement soutenu les Ottomans ? Il n'a pas osé ; il n'a aidé ni repoussé : témoignage de la médiocrité des hommes, qui, selon la remarque de Machiavel ^ « manquent de faire des grandes choses parce
tude de lEmpereur. il suffira de lire la lettre émouvante où Sobieski raconte comment il a été traité par l'Empereur et les Impériaux. (Cf. vol. cit., pp. 69-87.)