‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 218 sur 305 · Cf. Klopp, éd. cit., t. VllI, p · texte numérisé non relu

Cf. Klopp, éd. cit., t. VllI, p

Protestants est » désormais « nécessaire pour leur conservalion ' ».

Cette lutte pour afiermir la Réforme protestante se rattache sans doute à Tune des volontés les plus originales que Ton puisse ressaisir en Fœuvre de LeiJDniz. On serait d'ailleurs tout à fait infidèle à sa pensée si l'on voyait en ces tentatives limitées à TAllemagne le vrai plan de la nouvelle république protestante. Dès 1G97, c'est-à-dire avant les victoires de Charles Xll, Leibniz compte sur l'appui dos « couronnes du Nord - » et sur celui de la Grande-Bretagne. Suède, Grande- Bretagne, Etats Généraux, Brandebourg, — tels seraient les États de ce monde nouveau, de cette Europe du Nord que Leibniz, à travers toute son œuvre, clierche à opposer à l'Europe du Midi. Si bien que la politique slavo-suédoise, à laquelle il prêta dès l'origine une attention passionnée, confirmera son rêve de grande union protestante. Et non seulement l'enthousiasme devant la victoire de Xarva, mais aussi l'admiration pour le Tsar libéré de toute foi traditionnelle ^, seront nourris par ces complexes et lointaines espérances.

Peut-être comprend-on maintenant pourquoi la correspondance entre Leibniz et Bossuet, interrompue depuis 1694, se renouvelle d'abord si timidement en 1699. Si toute cette année 1699 est consacrée à rétablir des rapports depuis longtemps délaissés, il ne faut pas seulement alléguer la défiance de Bossuet ou la prudence calculatrice de Leibniz. L'obstacle

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