Id., p
3. F. de Careil, éd. cit., t. 11, pp. 304-305. Lettre de Bossuet à Leibniz, 30 janvier 1700.
4. Id., t. II, pp. 400-430. Lettre de Bossuet à Leibniz, 17 août 1701, la dernière des lettres de Bossuet publiées par F. de Careil.
o. ld.,t. IL p. 403. Même lettre.
réalité jamais cherché un tel principe'; il a écrit en historien, non en exégète. 11 n'a pas examiné la valeur intrinsèque des textes, ce qui est un tout autre problème. On ne propose pas, comme l'objecte Bossuet, de recevoir uniquement les Livres jadis reçus d'un sentiment unanime; maison voudrait seulement que jamais les Chrétiens ne fussent forces de recevoir des Livres que l'Eglise ancienne n'a point reçus. Bossuet, par sa réponse, force pourtant Leibniz à préciser son attitude. 11 lui demandait fièrement quelle inspiration attendaient donc les Protestants pour juger de la réception des Ecritures. Leibniz réplique que les Protestants se veulent fier aux « règles de la critique ordinaire )>, qu'il faut joindre à <c la considération de la Providence- ». Ces remarques finales de
Leibniz le conduisaient à l'exégèse nouvelle. Quel abîme, par exemple, entre cette exégèse, qu'un Richard Simon ^, mieux que tout autre, constituait à cette époque, et la doctrine de
1. F. de Careil, éd. cit., t. Il, p. 43G. Réponse de Leibniz.