‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 245 sur 305 · Inédits, rhéologie, vol. VII, 5, f · texte numérisé non relu

Inédits, rhéologie, vol. VII, 5, f

l'obstacle 419

toujours proportionnelles à des vérités pratiques' . Ni l'élection, ni la réprobation ne sont arbitraires; elles sont seulement irréductibles à toute prévision ou à tout calcul humains, et relèvent profondément de riiarmonic universelle -, si bien que la vraie formule, capable d'unifier les points de vue des Réformes et des Evangéliques, substitue à la volonté d'élection ou de réprobation la volonté de permettre l'élection ou la réprobation à cause des plus grandes raisons de la sagesse et du bien^

Si ces trois schémas sont exacts, une union des sectes est concevable, et se pourra extérieurement figurer par une liturgie sensiblement empruntée à l'anglicanisme et au catholicisme romain'.

L'union des sectes protestantes ne devait d'ailleurs pas rester toute théorique. Une expérience fut tentée au temple de Kœnigsberg le 10 juillet 1707 ■\ Le ministre réformé prêcha sur l'Evangile et lut le formulaire de la Cène, selon l'usage de l'Eglise réformée ; la prière finie, le ministre évangélique s'approcha aussi de la Table : de ses mains, les communiants reçurent la coupe; de celles du ministre réformé, le pain rompu. A la fin, le ministre évangéhque rompit le pain pour son frère en Jésus-Christ et lui donna

1. Inédits. Théologie, vol. VII, 5, f» 9 : « Jam vero décréta seu voluntates sunt veritatibus practicis proportionales. »

Page 1