‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 253 sur 305 · Lettre inédite à Morell, 29 septembre · texte numérisé non relu

Lettre inédite à Morell, 29 septembre

4. Fénelon, Explication des Maximes des Saints sur la Vie intérieure. Avertissement.

contempltilion. «■ La médilalion », dit-il, « consiste dans des actes discursifs, qui sont faciles à distinguer les uns des autres, parce qu'ils sont excités par une espèce de secousse marquée, parce qu'ils sont variés par la diversité des objets auxquels ils s'appliquent, parce qu'ils tirent une conviction sur une vérité de la conviction d'une autre vérité déjà connue... Cette composition d'actes discursifs et rêflécJiis est propre à r exercice de l'amour intéressé... La méditation discursive est l'exercice convenable à cet amour mélangé d'intérêt... Au contraire, la contemplation est, selon les théologiens les plus célèbres,. . . l'exercice de l'amour parfait. Elle consiste dans des actes si simples, si directs, si paisibles, si uniformes qu'ils n'ont rien de marqué par où l'àme puisse les distinguer... Elle est nommée un regard simple et amoureux, pour la distinguer de la méditation, qui est pleine d'actes méthodiques et discursifs '. » L'âme contemple l'Etre au delà de toutes les images sensibles -. Elle est « passive », en ce qu'elle supprime toute activité désordonnée, toute inquiétude\ Alors survient l'union essentielle et immédiate, qui est l'habitude du pur amour, mais qui n'est jamais « ni fixe, ni invariable, ni inadmissible* ».

Gomment déterminer ce que Leibniz pensait exactement d'une telle doctrine ? Il nous dit lui-même n'avoir lu «que peu de pièces » du « procès'' ». Peut-être ne connaissait-il pas

1. Fénelon, Maximes des Saints sur la Vie intérieure, loc. cit., art. XXI. Vrai.

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