Gerhardt, t. VI, p. 91. Théodicée, Disc, prél., par
4. Gerhardt, éd. cit., t. VL p. 97. Théod. Disc. prél.... par. 81 : «Je crois, ((u'il y faut reconnaître des marques de la force de l'esprit humain, qui le fait pénétrer dans l'intérieur des choses. Ce sont des ouvertures nouvelles, et pour ainsi dire des rayons de l'aube du jour, qui nous promet une lumière plus grande. »
raison, dit Leibniz, « détruit quelque llièsc, elle édide la thèse opposée. Et lorsqu'il semble qu'elle détruit en même temps les deux thèses opposées, c'est alors qu'elle nous promet quelque chose de profond, pourvu que nous la suivions au>>si loin quelle peut aller ^ ».
Ainsi la raison, telle que les hommes la décrivent, s'oppose à la foi, telle que les hommes la décrivent. Mais, à mesure que cette raison limitée est détruite, la foi véritable apparaît; et, quand toutes les deux semblent près de s'anéantir, la raison universelle s'offre à nous. Xous la devons suivre selon nos forces, « aussi loin qu'elle peut aller ». Alors s'effaceront les oppositions coutumières. Les notions dépravées se redresseront. Les phénomènes de la foi irréductibles à la raison s'y ramèneront ou mourront. Le Mystère se pourra soutenir par la raison ; de même le miracle devra rentrer dans l'ordre ou disparaître. « Dieu ne fait rien hors d'ordre". » Sans doute les théologiens se récrieront et parleront de volontés « extraordinaires » de Dieu. Mais les volontés que nous croyons extraordinaires ne s'opposent violemment qu'à l'ordre particulier des créatures. L'ordre universel domine et régit l'ordre particulier ; et à l'Universel toute volonté de Dieu ne peut être que conforme". Nulle irrégularité n'est même concevable. Un miracle est fidèle à l'ordre universel, de même que les opérations naturelles s'harmonisent avec les maximes subalternes de la nature ou « coutume de Dieu ' ». Nulle parti-
1. Gerhardt, éd. cit., t. VI, p. 97. Théod., Disc, prélhn., par. 80.
2. Id., t. IV, p. 431. « Discours de Métaphysique », par. VI.