‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 270 sur 305 · Id., t. IV, p. 431. « Disc, de Métaph. », par. VI · texte numérisé non relu

Id., t. IV, p. 431. « Disc, de Métaph. », par. VI

4. ld.,t. IV, p. 432. «Disc, de Met.» Cf. Gouturat, 0/)msc. et Fra()m.,éd. cit., )). 154. Le miracle conçu comme une « expérience » de métapliysique que

468 LA CI.OIIIK DF. DIKU

cularltc, par suite, dans la notion de miracle. Jamais Dieu ne déroge aux lois générales, comme le veulent les théologiens ; il substitue à une loi, dite générale, une autre plus générale encore et qui, à force de tendre vers l'absolu, se particularise en apparence. Toute volonté individuelle de Dieu ne s'individualise que dans son effet, et pour notre expérience. Essentiellement, plus sont universelles les lois dont elle dérive, plus elle nous apparaît elle-même individuelle.

Populairement, on dénature la notion de miracle. Un miracle n'est nullement par essence un événement rare et exceptionnel. « Autrement, les monstresseraientdesmiracles^» Il nous arrive d'appeler miracles des événements qui dépassent nos forces actuelles, et qui sont le privilège d'êtres supérieurs à l'homme ; à peu près comme nos propres actions paraîtraient miraculeuses aux animaux s'ils s'avisaient d'y réfléchir-. Tels seraient les miracles des anges''. Si en effet les êtres se hiérarchisent depuis le simple vivant jusqu'à la diversité des monades angéliques, toute relativité doit être exclue de la notion de miracle. « Le caractère des miracles (pris dans le sens le plus rigoureux) est qu'on ne les saurait expliquer par les natures des choses créées'. » Par suite, il importe de connaître les possibilités de chaque substance pour décider si telle action est miraculeuse. Le commencement du monde, le commencement de la vie sont des miracles, parce que les forces naturelles ne les expliquent pas. Si l'on nomme miracle

Dieu nous accorderait « pour l'amour de nous, pour nous faire connaître les choses immatérielles éloignées w.

1. Gerhardt, Pliil. Schr.,éû. cit., t. VU, p. 377. Quatrième écrit contre Ciarke, par. 43.

Page 1