‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 284 sur 305 · Inédits, Parallèle, par. 10, f · texte numérisé non relu

Inédits, Parallèle, par. 10, f

2. Cf. Oldenbcrg, Le Bouddha, Sa vie,... sa communauté, Trad. française, Paris, 1903, 2» édit., p. 371. — Cf. déjà la môme doctrine dans le védisme. Oldenberg, La Religion du Véda, trad. française, Paris, 1903, in-S", p. 273. « Par l'aveu, la faute s'atténue; car ainsi la vérité règne. » — De telles formules signifient d'admirable façon l'immanence morale que nous cherchons si douloureusement aujourd'hui.

3. Inédits, Parallèle, par. 17, f» 6, verso : « Dans les autres lois, après avoir employé beaucoup d'études et de travail, on n'est pas sur d'éviter les erreurs. La règle de la morale est de faire aux autres ce qu'on voudrait qu'on nous fît ; principe posé par Jésus-Christ, et en paroles expresses encore par Confucius, cinq cents ans avant que Jésus-Christ fût né. » — Leibniz connaissait des fragments de Confucius, dès 1687 (Cf. Rommel, éd. cit., t. II, p. M3). 11 confond d'ailleurs à tort en une même formule le précepte de Confucius : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu'on vous fU » et celui de Jésus : « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit », — alors que ces deux préceptes sont en réalité fort différents.

fît; et on ne se méprend pas en cela lorsqu'on ne veut rien qui puisse nuire à nous ou à d'autres ' ». « C'est tout ce que jai jugé nécessaire dédire présentement », ajoute-t-il, « touchant l'excellence et l'avantage de la lumière de la raison. Mais ce que j'appelle loi de nature, et quels sont ses précej)tes particuliers, et en quoi consiste son obligation fondamentale, cela sera traité ex professo dans le quatrième livre-. »

Ce quatrième livre ne fut jamais écrit. Et le premier livre se termine ainsi. Le deuxième, tout de polémique et de violence, contient l'histoire du paganisme ancien et moderne : Adoration issue des cultes humains transposés. — Le christianisme actuel est un vrai paganisme. Toutes les pratiques païennes ont été ressuscitées : « comme autels, encens, lumières, images, fêtes, vœux, pèlerinages, jeûnes, célibat, habillements, consécration, cérémonies, divination, sorcellerie,... anges gardiens'...» Ces Chrétiens soutiennent les choses que Jésus-Christ est venu détruire : c'est un antichristianisme que le leur '*.

Mieux que mille flexibilités, une telle violence prouverait le Christianisme de Leibniz. L'indignation ici se nourrit, en effet, d'un amour pour l'œuvre du Christ. Ces Chrétiens-lk n'ont pas le droit de s'appeler Chrétiens, déclare Leibniz, si du moins le Christianisme est autre chose qu'une faction politique «ou qu'un simple nom «.Celui qui «est imbu... de cette méchante religion, c'est un Païen ou Juif; mais ce n'est pas un Chrétien » ; qu'on ne parle pas d'abus romains seulement; ce

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