Geihardt, Phil. Schr., éd. cit., t. II, p
2. Cf. Histoire de In langue et de la littérature françaises, publiée sous la direction de L. Petit de Julleville, t. IV. Paris, 1897, in-8». pp. :>io
3. Cl. Gerhardt, Phil. :^chr.. éd. cit., t. !•='. pp. 321-361. Correspon-
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comprendre que, par un irréalisme rare, Leibniz rùvail do transformer complètement le plan des anti-cartésiens. Il voulait remplacer leur lutte stérile et toute négative par une lutte éclairée et positive. Bref, il voulait conquérir à sa philosophie ceux qui défendaient une philosophie vieillie. 11 crut que les Jésuites seraient les hommes de son système.
Leibniz a certainement construit tout cet avenir à Paris Ml a connu là des hommes qu'il a admirés comme des forces capables d'entraîner d'autres forces. De tous ces hommes, dont parvint seulement jusqu'à nous l'œuvre écrit, plus ou moins médiocre, il a saisi la pensée personnelle, souvent si hardie.
Toute sa vie, Leibniz songera aux Jésuites qu'il a vus et entendus. Une telle confiance, persistant malgré toutes les extériorités contradictoires, ne se peut être fondée que sur une expérience personnelle.
Confiance que la morale des Jésuites elle-même ne semble pas avoir anéantie. Leibniz, en effet, attaqua une certaine dialectique complaisante, mais fut de ceux qui la crurent spéciale à quelques Jésuites et non commune à l'ordre tout entier ^ Et ce jugement, que les Jésuites eux-mêmes formulèrent sans cesse, manquerait d'originalité, s'il ne se mêlait en Leibniz à de plus complexes pensées.
En un sens, Leibniz blâmait la campagne janséniste. Sans doute il approuvait Arnauld d'avoir combattu le probabilisme ;
(lance partiellement publiée. Cf. Archiv filr (ieschichle der Plàlosoplùe, 13 avril 1905: Inédits, Liasse de la correspondance avec Malebranche.
1. Leibniz connaissait mal Descartes, selon son propre aveu, encore vers 1676 : « J'avoue que je n'ai pas pu lire encore ses écrits avec tout le soin que je me suis proposé d y apporter ; et mes amis savent qu'il s'est rencontré que j'ai lu presque tous les nouveaux philosophes plus tôt que lui. » (Gerhardt. Phil. Schr., éd. cit., t. 1", p. 371. Lettre à Foucher, s. d (1676).