kl., t. IV, p
4. Sur le P. de La Chaise : Cf. Klopp, éd. cit., t. IX. Lettre à lEIectrice Sophie, s. d., p. 310, où Leibniz parle du P. de La Chaise, remarquable « par une intelligence de la nouvelle philosophie peu ordinaire à un homme de son ordre ». Cf. aussi Rommel, éd. cit., t. I, p. 279, et supra p. 56. note 2,
5. Ils sont publiés par Gerhardt, Phil. Schr., édit. cit., sous la rubrique : rt Leibniz fjeçfen Descartes und den Carlesianismus », t. IV, pp. 274-406. Y ajouter plusieurs passages, notamment de la correspondance de Leibniz avec Nicaise et Malebranche (Gerhardt. Phil. Schr.. édit. cit.. t. II et I).
08 l/ EXPANSION VERS l'oRIENï
impersonnels. Il est malheureusement impossible de les dater avec précision. Ils s'espacent, du moins, de 1679 à 1702 environ. Ils semblent être les matériaux d'un o-rand ouvrage que Leibniz méditait. En effet, le i^3 février 1(397, dans une lettre à Tabbé Nicaise, Leibniz parle encore de son projet de mettre par écrit, un jour, toutes les « observations» qu'il a faites sur Descartes, « et particulièrement touchant les auteurs dont il a profité ' ».
Historiquement, ces deux dates extrêmes de 1679 et de 1702 ont leur signification. Leibniz n'utilise pas au hasard une haine latente des Jésuites contre les Cartésiens. Entre les années 1680 et 1690 surtout, la lutte des Jésuites fut plus forte que jamais. L'anti-cartésianisme se confondait pour eux avec l'anli-jansénisme, depuis qu'Arnauld était devenu le re|>résentant même du cartésianisme. Or. les Jansénistes étant couramment accusés de calvinisme, voilà Descartes traité, lui aussi, de calviniste, ce qui est certes un jugement bizarre. Malebranche d'autre part et l'Oratoire deviennent ennemis des Jésuites à la fois comme Oratoriens et comme Cartésiens-.
Il peut paraître d'abord incroyable que Leibniz ait profité du moment où les Jésuites, aidés par Louis XIV, triomphaient implacablement pour attaquer à son tour les Cartésiens. Certains contemporains ne s'y trompèrent pas; et le ton étrangement froid de quelques-unes de ses lettres ne dénoncerait-il point l'irritation de ]\Ialebranche devant l'hostilité pressentie en Leibniz \^ Pourtant, il faut faire effort pour