Rambaud, Histoire de la Russie, op. cit., p
4. Cf. Prace ynalematyczno-fizyczne, loc. cit., t. XII. p. 263, s. d. « Pulcherrimum notas de linguis ; utinam ego slavonicam intelligerem, sed de eo despero hac aîtatc et his occupationibus. » (Début de 1693.)
5. Guerrier, éd. cit., p. 272. Lettre à l'EIectrice Sophie de Hanovre, novembre 1712.
Bauuzi. H
162 l'expansion vers l orient
mais des rapports de détail, entre l'œuvre de Pierre le Grand et les divers projets de Leibniz.
Or, nous voyons qne la fixité des habitants, si dommageable à Tavenir du pays, commence de s'imposer moins rigoureuse. Permission fut donnée aux étrangers d'entrer et de sortir librement de l'Empire russe \ Sans qu'on puisse parler ici d'une influence de Leibniz, il faut noter cependant que tel était le vœu formulé par lui en 1697 dans un Mémoire pour Le Fort ^ D'autre part, tous les projets de Leibniz étaient subordonnés à la création d'un « Collège des Sciences et des Arts '^ ». Ce collège eût « surveillé » non seulement l'instruction et l'imprimerie, mais encore « les salines et les mines, et enfin les inventions et manufactures, l'importation des nouvelles cultures végétales, des nouvelles fabriques et des commerces nouvellement introduits '* ». Son « Président » ou « Directeur » eût eu sa place « dans le plus haut Conseil de l'Etat^ ». Or, Pierre le Grand, loin de repousser ce plan d'un « philosophe », organisa le gouvernement tout entier sur ce modèle : il institua dix collèges, dont les directeurs étaient tous étrangers ^ De même, en fondant deux typographies à Moscou, quatre à Pétersbourg, d'autres à Tchernigof et à Novgorod ^ ; en créant la Gazette de Saint-Péters-
1. Avec d'importantes réserves, il est vrai, cf. Rambaud, Hist. de la Russie, op. cit., p. 385.