Express-ion du projet sur l'Egypte
2. Romrael, éd. cit., t. I, pp. 325-326. Lettre au Landgrave, 27 avril 1683.
3. F. de Careil, éd. cit., t. VII, pp. 537-38 : o Es ware... nofliig dasz dabei elevatio poli,... longitudo jedes Ortes durcli die bekannte Methodos lonqiludinum terrestrium mit Fleisz bemerclcet wiirde. »
PIKRRE LE CHAND 165
valeurs russes pourraient être aidés par les Anglais, avec qui le Tsar enlretiencfrait des relations'. Et Leibniz se trouvait d'accord avec l'histoire même de la Russie, puisqu'on loo3, grftce à un vaisseau d'exploration anglais, des rapports commerciaux s'étaient inaugurés entre Ivan le Terrible et l'Angleterre-. D'autre part, en 1714, un ukase ordonnait qu'on attachât des écoles aux maisons épiscopales et aux principaux monastères'. Or Leibniz avait réclamé de telles écoles, suivant la tradition médiévale.
De même, en 1722, Pierre le Grand organisait des fouilles dans toutes les archives des monastères russes. Or Leibniz, non seulement avait souliaité que l'on pénétrât dans les sanctuaires russes, mais avait écrit au métropolite Stéphan lavorsky : « Je ne doute pas que, dans de remarquables monastères de Russie, subsistent, non encore édités, de nombreux et importants « codices » de Pères grecs, et d'autres richesses littéraires peu connues dans notre Europe, qu'il n'importe pas moins à votre gloire qu'à l'intérêt public de ne point laisser toujours enfouies, mais de porter quelque jour à la lumière '. » Enfin, quand, en 1724, Pierre le Grand fondait l'Académie de Pétersbourg, il obéissait plus que jamais à Leibniz.
Sans doute, des divergences peuvent tout aussi bien être marquées entre les desseins de Leibniz et les œuvres de