Lettre au même (corr., fol. 19), 26 février
à Weingarten d’autres manuscrits que ceux dont il avait parlé et écrivit au monastère pour en faire collationner la chronique par le bibliothécaire (1). I1 fit à Constance un second voyage, pour lequel Leibniz renouvela ses instructions au sujet de l’ouvrage de Weingarten, réclama les catalogues des manuscrits des couvents voisins (2) et dont il reçut tout au moins la collation de la chronique (3).
En même temps, Leibniz demandait des renseignements en Allemagne, en Italie, en France et en Angleterre. En Allemagne, il adressait à Greiffencranz, en 1691, trois lettres successives au sujet de la généalogie de la comtesse Mathilde et des manuscrits de du Bouchet (4). En Italie, il envoyait en 1691 au chancelier du due de Modène, Marchisini, une « liste de quelques erreurs et de quelques soupçons de fausseté » de la généalogie de Pigna, avec prière de faire rechercher dans les archives (5), et faisait réclamer le portrait historique de Henri-le-Lion par Otton Morena (6). En Angleterre, dès 1691, il s’efforçait d'obtenir par Huygens, dont le frère était secrétaire d'Etat de Guillaume TT, des diplômes et des renseignements inédits sur Henri le Lion, gendre de Henri Il, et sur ses enfants, dont l’un était Otton d’Yorck, le futur Otton IV (7). Huygens s’en chargea d'assez mauvaise grâce (8). Leibniz s’adressa alors à J'ustel (9), devenu bibliothécaire de Guillaume III.