Lettre de Ch. Schrader (corr., fol. 20-21), 3 avril
2. Lettres à G. Meier, 10 /20 avril et 11 septembre 1691. BARkEy, p. 626-7.
3. Les urnes «et siqui alia in istis oris monumenta vetustatis tumuli arte facti etc. » Lettre au même d’avril citée, p. 626.
4. «Je vous remercie ...de la Nouvelle du Geant deterré et du dessain de sa dent. Mais afin qu'on ne nous trompe pas... en nous donnant des os des animaux, pour ceux des hommes : 27 importe qu’on donne des ordres, afin que toutes les pieces de cette esquelette soient conservées ensemble... et qu’on marque exactement les circonstances, scavoir la qualité du terroir, la profondeur, et s’il y auroit quelque autre chose à remarquer, que pourroit paroistre inutile et ne laisseroit pas de donner des lumieres.» Lettre à Hertel.Burckmanrp,t.Il, p. 318.
5. Lettre de Ch. Schrader (corr., fol. 23), du 30 avril 1691. De linguæ Winidorum Luneburgensium ex epistola Georg. Fred. Morhofi. Ecxnan», Coll. Etym., t. II, p. 335-45.
6. Lettre à Ludolf, 5 septembre 1691. Mrcnazzis, p. 35-57 (Durens, t.VI, p. 100-1).
7. Lettre au même, 17 avril 1692. Ip., p. 46 ss. (Durens, p. 105-7). « Vagina gentium Scythia est, unde Germanos quoque nostros in has terras egressas credibile est ». Ip., p. 47 (DuTENS, p. 105).
8. Même lettre et autre du 25 juillet 1692. Ip., 57-62 (Durens, p. 110:1).
dants, comme le savant linguiste Ludolf, et surtout des missionnaires, comme le P. Kochanski (1), ou différents ecclésiastiques de Rome (2), à qui il réclamait des échantillons des paters avec quelques mots usuels désignant les parties du corps, les relations de famille ou des actes journaliers (3).
Comme la géologie et l’archéologie, la linguistique devait servir à l'introduction de l’histoire du Brunswick; c’est pour écrire cette histoire même de la façon la plus complète, que Leibniz s’occupait de numismatique et de sphragistique. Après avoir réuni et étudié les monnaies et les médailles du Brunswick (4), il se fit envoyer de Modène le dessin et l’explication de médailles des princes d’Este (5). Il agissait de même pour les sceaux (6) et les armoiries des princes de Brunswick (7).
On voit combien étaient vastes les recherches de Leibniz. Il espérait bientôt les faire aboutir : au début de l’année 1691, un peu plus de six mois après son retour de voyage, il déclarait qu’il aurait terminé son histoire « dans deux ans ». Il déclarait avoir fait suffisamment de recherches pour la période des origines, mais non pour la fin du moyen-
Cf. lettre s. d. n. a. (corr.de Witsen, fol. 12-13), où il demande des renseignements sur les langues tartares.
1. Lettres de 1692 citées par Baruzi, p. 119, notes 1 à 3 et p. 128, n. 3. C’est évidemment d’après lui que Leibniz écrivit à Ciampini (corr., fol. 3) : « Harmoricam linguarum inquiro nunc in linguas interioris Scythiæ, jamque in rem spero me aliquid obtinere autoritate magni Sarmatiæ Regis.» Lettre s.d. (après le 10 mars 1692).
2. Dans la lettre à Ciampini citée, il lui demande de lui faire obtenir, par Pastritius,quelques traductions du Pater.Dans une autre lettre du 24 novembre 1692 au même (corr., fol. 15-17) il remercie Ciampini et Pastritius de leurs échantillons et en demande d’autres faits par les missionnaires dans les pays inconnus, surtout de la Scythie «intérieure » et de l'Afrique.