V. plus haut, p. 52, n
4. « Deductio nostri juris, quæ sane plurimum in Historiam digreditur. » Lêttre à Paullini, 16 mars 1692. Foucner pe Care, t. VII, p.197. Cf. FELLER, SL pa 2.
5. C'était «un allodium qu'il avoit conquis sur les Slaves.. l'Empereur avoit déclaré de luy laisser ses terres allodiales particulierement in Slavia : cependant ayant perdu encor cela dans la revolution il le reconquit, et ses enfans le retinrent. Son petit fils le perdit de nouveau quand il fut prisonnier, mais il le pretendoit toujours et enfin on fit un accommodement qui en procura Pexpectative aux ducs de Bronsvic ». Lettre à Urbich, 24 août 1708.GUERRIER,
6. Lettre à Paullini citée plus haut, note 4. — Nous ne connaissons pas les manuscrits de ce mémoire; on peut, semble-t-il, y rapporter : « Kurze Erzahlung, dass Holstein vor Alters ein Afterlehnen von den Vorfahren der Durchleuchtigten Herzogen von Braunschweig und Luneburg gewesen, und dass solche auch Hamburg gehalt, und zum theil bewohnt », où il est fréquemment question de Henri le Lion. Ms. XXI 1286, 2. &. d.
7. On peut, semble-t-il, y rattacher la pièce intitulée « Imagines insigniores Serenissimæ ac Potentissimæ Familiæ Brunsvico-Luneburgicæ », qui contient l’énumération des dignités des princes sous ces chefs : IMPERATORES et PRINCIPATUUM QUI HODIE ELECTORALES APPELLANTUR POSSESSORES. Ces titres mêmes et les formes « habentur », «creditur » employés montrent qu'il s’agit d’une pièce officielle, sans doute destinée à revendiquer pour la maison l’électorat. Ms. XXIII. 38. $. d.
il écrivait les « Considerations sur les Interests de la Serenissime Maison de Bronsvic (1) », où il montrait la puissance que les ducs devaient à leurs mines et à leurs plus récentes acquisitions (2) et, pour mieux lutter contre la France, réclamait un nouvel électorat en faveur des pretestants (3). Quand cette dignité ent été accordée à Ernest Auguste (1692), Leibniz s’efforça d’en tirer tout le parti possible. Il proposa de créer des armoiries nouvelles, où Ernest-Auguste devait porter la bannière électorale de l’Empire (4) que Léopold lui avait promise (5), et de frapper une « Médaille Historique » commémorative avec inscription latine, désignant Ernest-Auguste comme archibanneret (6).
La revendication de la bannière impériale fut l’occasion d’un nouvel écrit historique de Leibniz. La maison de Würtemberg prétendait, en effet, y avoir droit; celle de Saxe refusait de la laisser au Hanovre (7). La seconde arrêta bientôt son opposition, tandis que la première continuait la sienne (8). Ernest-Auguste n’avait aucune raison de céder(9). La duchesse douairière de Würtemberg ayant « fait imprimer un écrit assez indiscret sur cette matière », Leibniz
1. Kzopp, t. VI, p. 271-93. L'ouvrage est s. d., mais postérieur à la prise de Mons par Louis XIV (9 avril 1691), qui y est citée, 2790 pen)