Lettre de Grote, 26 novembre 1692. In. p
8. Lettre au mêmes. d. ( réponse à la précédente). Ip., p. 348.
9. «Il est bien vray qu’on pourroit lever la dispute avec Wurtemberg sur la banniere de l’Empire en choisissant une autre charge... Mais le soin de la ban- - niere supreme de l’Empire paroist la plus belle fonction qu'on puisse choisir. et les auteurs qui ont écrit pour la maison de Wurtenberg n’ont pas encore produit le moindre fondement de droit là-dessus ». In, p. 332.
en opposa un « docte et solide » (1), où il montrait par des arguments purement historiques (2) que les ducs de ce pays portaient, non une bannière, mais une simple enseigne, un fanon. Il le fit revoir par le vice-chancelier Hugo, puis par Chilian Schrader (3) et le fit imprimer à Hanovre sous le titre : Vom Unterschied ‘zwischen dem Reichs- Haupt-Banier und der Wurtembergischen Sturmfahne (4). Cette fois encore Leibniz gagna sa cause.
L'affaire du neuvième électorat, qui avait provoqué cet opuseule, ne fut pas étrangère à la publication du premier recueil de documents que donna Leibniz, le Codex diplomaticus (5) : c’est elle, évidemment, qui le porta à éditer des pièces d’archives, au lieu des documents purement narratifs qu'il avait projetés (6). Cependant l'ouvrage peut ètre considéré comme un appendice de son travail historique (7); Leibniz l’a déclaré lui-même, tout en indiquant le caractère politique (8) d’un recueil qui a été à la fois préparé par
1. Lettre de Grote, 30 novembre /10 décembre 1692. In., p. 357. — Cet écrit était peut-être de Pregizer, car Leibniz écrit, le 21 mars 1695, à Ludolf: « Puto Dominum Pregizerum laboribus suis vestro instituto adhuc subinde inservire posse. Nam de vexillo Imperii disquisitionem dudum absolvit, nisi lortè denuo aggredietur ex quo responsum adversum prodiit.» Micnagzis, p.105 (Durens, t. VI, p. 122). D’après Eckhart (Mure, t. VII, p. 165-6), ils’agissait de Kulpis.
2. Il avait « tâché exprès d’eviter tout ce qui sent l’advocat et la chicane, pour parler avec un air de sincerité et d’honnesteté qui ne permet pas qu’on revoque en doute des choses manifestes ». Lettre à Grote, 21 /31 décembre 1692. Kzopp, t. VI, p. 366.
3. Ibid. et lettres de Ch. Schrader (corr., fol. 48-52), 12 novembre et 15 décembre 1692.
4. Ed. Kzopp, t. VI, p. 299-330. Trad. latine dans Durens, t. IV, part.ä, p: 503-21 avec gravures. Leibniz le cite Ann. Imp. 982, $ 8, t. IIT, p. 429. D’après Eckhart (v. plus haut, n. 1), l'ouvrage fut édité ‘en 1694. Cependant il ne paraît pas avoir encore paru le 21 mars 1695, d’après la lettre citée plus haut, n. 1, où Leibniz écrit : « Inventa mea meditataque nonnulla cogito eo producere, si possim, ne pereant ».