‹ Leibniz HistorienChapitre 153 sur 854 · V. plus loin, à la fin ‘de la préface · texte numérisé non relu

V. plus loin, à la fin ‘de la préface

6. « Le meilleur est que tout cela se peut faire sans m'occuper beaucoup ». Lettre à Ch. Schrader citée plus haut, D'422n3)

7. Lettres à Tschirnhaus et Huygens, 21 mars 1694 et 21 juin 1695. GEHR., Briefw., p. 49% et 760.

8. Codex juris gentium diplomaticus, In quo Tabulæ Authenticæ Actorum publicorum, Tractatuum, aliarumque rerum majoris momenti per Europam gestarum, pleræque ineditæ vel selectæ, ipso verborum tenore expressæ ac temporum serie digestæ, continentur; À fine Seculi undecimi ad nostra usque tempora aliquot Tomis comprehensus : Quem Ex Manuscriptis præsertim Bibliothecæ Augustæ Guelfebytanæ Codicibus, Ex Monumentis Regionum aliorumque Archivorum, ac propriis denique Collectaneis Edidit G. G. L. Hanoveræ, Liberis et Impensis Samuelis Ammoni, MDCXCIII. In-folio de 472 pages à 2 colonnes, préface non paginée.

9. « Non amplis Juris gentium simpliciter inscripsi, sed diplomaticum; quid igitur aliud quàm codicem, continentem diplomata Juris gentium? » Lettre

grande importance politique, comme les pactes conclus entre les princes, les transactions, les traités de paix ou d'alliance, les contrats de mariage, les testaments et les actes d'adoption, d’investiture ou d'hommage, d’arbitrage, les sentences fameuses, les cessions de royaumes, de principautés ou de dignités, les abdications, les décisions, en un mot tous les actes qui ont force de loi entre les Etats et qui sont au droit des gens ce que les lois sont au droit civil (1), en d’autres termes, « toutes sortes d’actes publics qui ont du rapport aux droits et aux interests des Princes » et « ce qui tient lieu d’Ordonnances et d’Arrests entre les souverains », formant la base du droit des gens consenti (2). Leibniz n’en avait pas appelé le recueil Pandectes parce qu’il ne comprenait pas tous les actes du même genre, n1 Digestes parce qu’il ne les avait pas rangés par ordre méthodique, mais Code par analogie avec certains recueils de lois anciennes ou de constitutions religieuses (3).

Leibniz avait voulu avant tout faire un choix et publier des actes intéressants et inédits (4). Tandis que Nessel ne recueillait que des traités, pour la plupart déjà édités, et que Léonard s’occupait exclusivement de la France,

à Magliabechi s. d. (début de mai 1693 : écrite sur la minute d’une lettre de Ludolf du 28 avril, qui y répond le 23 mai), faussement datée de Francfort, 10 septembre 1692. Epistolæ, p. 84-5 (Durens, t. VI, p. 114).

1. Diplomata majora, etc. (énumération complète). « Et cum talia inter Principes et Respublicas aliosve suprematum habentes acta vim quodam modo legis habeant erga eos ad quos pertinent, vel certe sint in jure gentium quod leges in jure civili, ideo collectionem eorum codicem juris gentium appello. » Lettre à Paullini, 2 février 1693. Foucaer DE CAREIL, t. VII, p. 195.

2. «Ce sont fundamenta juris gentium volontarti ». Lettre à Basnage citée plus haut, p. 124, n. 8 (souligné par Leibniz).

3. « Non Pandectas inscripsit, neque enim omnia habet; nec Digesta, quia non materiarum, sed temporum ordinem sequitur : sed Codicemi. . uti Codicem veteris Ecclesiæ..….. Codicem legum antiquarum... dicimus. Habet tamen hoc Codici Legum affine, quod ea continet, quæ sola inter liberos populos legum sunt loco, vel quas sibi, ut ita loquar, leges dixere, qui rebus præsunt. » Lettres. a.,1°° mars 1693, éd. 44. BE. de 1693, p. 143 (Kortu., t. III, p. 120; Durenws, t. IV, part. 3, p. 285; GEHR., Phil, t. III, p. 386).

4. « Mon dessein est bien different de celui de Mons. Nesselius, qui n’a point encore paru, et de celuy de Leonard. Je ne veux donner que des pieces choisies, et la pluspart non imprimées, ou rares et curieuses ». Lettre à Basnage s. d. (début d'octobre 1693). Fener, p. 57; Gemr., Phil, t. III, p. 99.

Leibniz avait donné toutes sortes d’actes publics internatonaux conclus dans l’Europe entière (1). Il redoutait, en suivant l’exemple de l’un ou de l’autre, de s’engager dans un travail de trop longue haleine et de passer pour un compilateur (2); là, comme dans la plupart de ses ouvrages, 1] a visé avant tout à l’originalité (3).

Le Codex diplomaticus comprend 223 pièces en latin ou en français allant de 1097 à 1499, disposées par ordre chronologique. Il y a assez peu de documents pour les premiers siècles, mais à partir du x1v°e, on en trouve un assez grand nombre d’inédits ou de très rares (4), concernant non seulement l’Allemagne, mais encore la France : les plus intéressants sont le traité de Philippe le Bel avec l’archevêque de Lyon (1305) (5), l’acte de réunion du Dauphiné à la France (1343) (6), les traités dé Brétigny (1360) et de

1. Tbid. et lettre à Magliabechi, 29 décembre 1693. Epistolæ, p. 48-49 (DurTens, t. V, p. 104).

2. Il écrivait à Basnage : « Mon dessein n’est pas de m’engager dans un travail d’une grosseur excessive. Je ne veux que des pieces choisies, mais en recompense je ne m’attache pas aux seuls traités. » Au conseil qu'il lui avait donné d’ajouter à son ouvrage les pièces fournies par les autres recueils, :l répondait : « Dieu m’en garde |! Je n'ay jamais esté d'humeur à faire le transcripteur. En cela vous ne me trouverez nullement de l’inclination qu’on attribue aux Allemands. Et... ne pensez-vous pas que vous me donnez un conseil semblable à celui d'une personne qui voudroit marier son amy à une mechante femme. Car c’est marier un homme que de l'engager dans un travail qui l’occuperott toute sa vie. » FEDER, p. 58-59: GEHR., p. 100. La partie soulignée a été reproduite par WEGELE, p. 653, n. 3 (LaANGLois-Serenoros, p. 98; cf. Lan- GLOIS, p. 319). — Leibniz n’admettait pas les reproches que les Français faisaient à ses compatriotes, de faire des recueils d’érudition indigeste. Les Allemands, dit-il, « qu’on accuse d’estre de grands compilateurs», n’ont rien de semblable à l’Ztalia sacra et à la Gallia christiana. « Cela paroist aussi par les dictionnaires. Les François en ont de trois espèces, dont nous n’en n’avons aucune», les dictionnaires de l’Académie pour les mots d'usage, de Furetière pour les termes d’art et de Ménage pour les vieux mots. Lettre à Greiffencranz (corr. fol. 240-2) du 28 octobre 1709. Cela ne prouve pas que les Allemands ne soient pas des compilateurs, mais qu'ils faisaient alors des recueils sans ordre et sans but précis: ils se sont rattrapés depuis!

3 « J’ay eu de quoy rendre mon premier Tome cinq ou six fois plus grand qu'iln’est.…., Mais j’ay voulu choisir. » Lettre du 20/30 juin 1696.Grnr., Phil, LMD TC:

&. On peut s’en rendre compte par la bibliographie de pu Mont, Corps dipl. édition citée, surtout à partir de 1316, t. I, part. 2, p.321.

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