Journal du 26 août 1696. Id, p
Elle plut, du moins, à Ernest-Auguste, qui vit que Leibniz s’occupait de l’histoire de sa maison et l’en récompensa en améliorant sa situation (1). Dès lors — tout au moins jusqu’à la mort du duc -— Leibniz ne songea plus à abandonner Hanovre pour devenir historiographe dans une Cour étrangère, comme il y avait encore songé tout récemment. À la mort de Samuel Pufendorf (26 octobre 1694) (2), Leibniz avait prié Spanheim de demander sa succession au tout-puissant ministre Danckelmann (3) c'est évidemment alors qu'il envoya pour celui-ci un mémoire à un homme d'Etat du Brandebourg, qui était à coup sûr Spanheim (4). Leibniz y rappelait qu'il avait pensé jadis écrire l’histoire de l’électeur de Mayence et proposait de rédiger celle de l'électeur de Brandebourg, Frédéric [IT, année par année (5). I] demandait, comme il l'avait fait jadis à Hanovre et à Vienne, la direction et la surveillance des archives de Brandebourg (6),°en montrant combien il avait su déjà illustrer les droits de l’Empire (7). Il réclamait aussi, comme il l'avait fait à Hanovre, la surveillance de l’enseignement et faisait des vœux pour voir fonder « sous les auspices de Frédéric une société électorale de Brandebourg à l'exemple des sociétés royales de Londres et de Paris » (8). Leibniz se proposait, semble-t-il, tout en écrivant à Berlin « l’histoire moderne », d'y « achever sous main l'ouvrage historique de la maison de Brunswick » (9). Il