Lettre du 8 mars 1697, citée plus haut, p. 148, n
6. « Je crois que les 309 écus {ajoutés aux 200 environ) n’ont été payés que deux ans tout au plus. » Lettre à Bernstorff, 49 juillet 1701. FeuLer, p. 209. Il s’agit, semble-t-il, des années 1696 et 1697 et du paiement de son secrétaire par la cour de Celle. Le 3 janvier 1699, il écrivait à Eléonore de Celle à ce propos : « Ge n’a esté que pour une année que j’ay receu les 300 escus destinés à cela, et cependant il y a presque trois ans que j’en fais les frais, pouvant justifier que j’y ay employé bien davantage par an ». Z. d. h. V. f. N., 1899, D“ 1427 0
Au Gébut de 1696, Leibniz écrivait qu'il n’avait pu achever son histoire pour deux raisons principales, l'abondance des matières et le défaut d’un aide ({); quand celui-ci fut trouvé, la première raison subsista. Elle est caractéristique de Leibniz : dans son désir de tout connaître, il avait trop embrassé et il continua de le faire (2). Après avoir, en 1692, restreint l’histoire de Brunswick à une partie du moyen âge (3), il devait encore abandonner ce projet, non sans avoir étendu ses recherches à l’histoire de toute l'Allemagne et même de FEurope occidentale et les avoir appuvées sur des publications de documents (4).
Déjà, cette orientation était sensible dans ses recherches linguistiques; mais là il aboutit promptement à des résultats. Depuis son retour à Hanovre, Leibniz était en Correspondance avec le pasteur Gerhard Meier, qu’il poussait à composer un glossaire de la langue saxonne et favorisait dans ses recherches (5); 1l lui réclamait des mots provinciaux et surtout des noms propres frisons, pour juger de la parenté des Frisons avec les autres Germains (6). En 1693, Meier Jui envoya une dissertation de son compatriote Eggeling (7), intitulée De origine nomintis Germanorum, tirant le nom des Germains « de ce que les Cimbres… parlant à Marius, demandérent des terres pour eux et les Teutons leurs frères, qu'ils appelaient fratres sive Germanos ».(8).
1. « Quod hortaris facio, ut historiam Brunsvicensem promoveam, sed non Paru me remoratur ipsa dicendorum Copia, et opus haberem profecto auxiliatore docto.» Lettre à Tentzel du 3 avril 1696. BODEMANN, p. 3209. CE. plus bas, p. 156, n. 3. — Dès 1693 au moins, Leibniz avait un copiste : lettre: du 27 janvier à la Bodinière. GUHRAUER, t. II, Bei: p. 14: