Secrétaire de la République de Brême. ANDRE N=p
8. Lettre à Nicaise, 2/12 juillet 1694. GEHR., Phil. t II, p. 542,
Leibniz déclara que l'opinion était péu probable et le nom plus ancien 41). Il le tira d’abord de « Guermannos », hommes de guerre (2), puis supposa que le mot primitif était Hermanni, ne différant de Germani que par l’aspiration du début, et venait. des Herminones, peuplade voisine des Gaulois d’après Tacite et dont le ncm avait pu s'étendre à tout le peuple germain, comme l'avait fait celui des Alamans dans la langue française (3). II se demandait, d’ailleurs, si le nom de Herminones venait de Wehrmann ou Herrmann qui, d’après Tacite, signifie homme de guerre, ou du héros Hermann ou Irmin, à qui devait être dédié l’Irminsul plutôt qu’à Arminius; toutefois il penchait pour k seconde hypothèse (4). Il réclama là-dessus l’avis de Meier qui l’approuva et fit, par Nicaise, consulter Huet (5). Leibniz continua à discuter sur cette question avec Tentzel (6) qui, avec Eggeling, n’admettait pas l'antiquité du nom des Germains et, n’arrivant pas à le convaincre, fit écrire par Nicaise à Huet (7), qui approuva pleinement l’étymologie tirée de Herminones et la renforça encore en rattachant ce mot à Irmin (8). Leibniz fut ravi de voir son opinion fortifiée et admit la seconde étymologie de l’érudit français en la fondant avec celle de wehr-
4. Lettre à G. Meier, 27 mars 1694. Ms. XIT, Vol. I, fol. #. — Une analyse complète de l’opuscule d’Eggeling se trouve au même Ms., fol. 87-88.
2. «Guermannos id est viros'militares ». Lettre citée plus haut, p.150, n. 6.
3. Lettre à @. Meier (corr., fol. 92), s. d. (après le 20 janvier 1694) et lettre à Nicaise citée. s
&. Td.; lettres à Paullini (corr.,fo!.40);s.d.(après le 30 mars 1694) ; à Spanheim {corr. de Tentzel, fol. 78), 18 octobre ; lettre à Mieg (Zd., fol. 77), s. d. (169% environ).