Lettre citée plus haut, p. 150, n
6. Celui-ci lisait Cenomanni dans un passage des Fastes Capitolius où Leibniz lisait Germani (Monal. Unterr., juillet-octobre 1694). Lettres de et à Tentzel (corr. fol. 114-5 et 122-3), 21 novembre et 6 décembre 1696. Cf. lettre à Jean Bernouilli, 28 décembre 1698. GEnr., Math., t. TII!, p. 349.
7. Lettre du 15 février 1697. Genr., Phil., t. Il, p. 563 (FerLer, p. 82, et DurTens, t. IL, p. 246).
8. « L'origine que propose M. Leibnitz du nom latin des Allemands, Germant, me semble fort bonne et me semblerait encore meilleure, s’il la tirait d’un peu plus haut. Je crois que le nom des Herminons et des Germains vient d’Irmin qui étoit le nom du Mercure chez les anciens Allemands ». Huet à Nicaise, 19 avril 1697. Cousin, p. 150. j
mann (1). Il devait,'à maintes reprises, reprendre cette solution et l’appuyer d’hypothèses nouvelles .(2).
En même temps, Leibniz s’occupait d’une question qui depuis longtemps le préoccupait, à savoir si les Germains sont originaires dela Scandinavie ou les Suédois de la Germanie. Dès 1692, il la discutait avec Ludolf et penchait résolument pour la seconde hypothèse, n’admettant pas que les Goths pussent venir de la Scandinavie (3). Il reprit la discussion avec Gerhard Meier (4), les suédois Eric Benzel d’Upsal, fils du vice-chancelier de même nom (5), et Jean-Gabriel de Sparfvenfeldt, introducteur des ambassadeurs à la cour de Stockholm (6): tous admettaient l'opinion de Jordanès qui fait venir les Goths de Suède et les théories de Olaüs Rudbeek,qui fait sortir tous les Germains de la Scandinavie. De 1à naquit la Dissertatio de origine Germanorum, seu Brevis disquisitio, utros incolarum Germaniæ citerioris, aut Scandicæ ex alteris initio profectos verisimilius sit judicandum, qui parut à Berlin dans le Nouvean Journal des savars de 1696 dirigé par le réfugié français Etienne Chauvin (7), puis fut éditée à part l’année suivante (8). Leibniz déclarait, en commençant, qu’il ne présentait ces résultats que comme des conjectures (9). Il
1. Lettres à Nicaise, 28 mai 1698 (v.st.). Genr., Phil. t. Il, p. 570-1 (FsLrer p. 139-40; Durens, t. IV, part. 2, p. 205-6) et à Tentzel, 4er juin 1697. Ms. XII, VOL MAO: