Dissertatio de origine Germansrum, début
6. Jbd. et lettre à Sparfvenfeldt (corr., fol. 3-4), s. d. (6/16 décembre 1695; BODEMANN, cf. p. 295 n° 877) éd. par WIESELGREN, Leibniz bref till Sparfven- Jeldt, 1695-1709. Stockholm, 1883, p. 3-9.
7. Ed. ensuite par FELLER, Mon. ined., p. 132-4 (Durens,, {. IV, part. 2, p. 198-205). La minute est Ms. XII5 713 q, n°5.
8. Même titre que plus haut. Autore Godofredo Guilielmo Leibnitio, 1697, 9 pages. in-4o,
9. $ 7. «Nihil enim decretorium apud me constitutum habetur, nec demonstrationibus sed conjecturis hactenus agere possum. Et ipsas conjecturas non-
énonçait pour la première fois dans un écrit public son grand principe que les nations se distinguent le mieux par les langues (1), rappelait l’étymologie du mot Germain (2), montrait que le peuple qui le portait avait dû venir, non du Nord mais du Sud, c’est-à-dire de la Russie, route des invasions où ils avaient laissé Jeur trace dans les noms des fleuves (3) et qu’au contraire les premiers habitants germaniques de la Suède avaient dû être des colons germains (4) comme semblait le prouver l’étymologie du mot de Suède, terre nouvelle (5). Il généralisait, d’ailleurs, la question au sujet de l’origine des noms propres géographiques (6) et terminait en disant qu'il lui sufüirait d’avoir rendu très probable que les Germains sont venus de la Scythie en Allemagne non par le Nord, mais par le Sud et sont allés ensuite en Scandinavie (7).
À cette époque, d’ailleurs, Leibniz paraît s'être fort occupé de lorigine des peuples germains d’après les langues (8). En 1697, à propos d’un ouvrage de Franckenstein que lui avait communiqué Jean Fabricius, professeur de théologie à l’Université d'Helmstædt, il se demandait quelle était l’origine des peuples de Transylvanie et en particulier des Saxons et indiquait les moyens de la connaître par les langues (9). C’est évidemment à ces études
dum satis ordinavi suisque monumentis expeadi, ut pronunciare sententiam ausim. » DUTENS, p. 1493-99.
1. $5. « Et cûm... ejusdem generis esse populos ipsius linguæ constet, quo nullum est certius cognationis gentium arrumentum. » [p., p. 200.
2. $ 5. « Et quia Germani ab Herminonibus auctoreque horum Irmini dicto videntur (ut à me ostensum est) ». 7bid.