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* 3. Le 14 septembre. Zd., p. 213.
4. Le 25 septembre, Zd., p. 21. I] s’agit évidemment du Braunschweig- Lüneburger Baum de Jean-Justin Winckelmann, l’historiographe d’Oldenbourg.
5.« Is nunc mihi excerpendis digerendisque Historicis locis operam præstat.…. agnosco ipsum habere a&yyivotæv quamdam et sagacitatem in subodorandibus et emendandis Msis Codicibus ». Lettre à Van der Hardt (corr., fol. 144), 11 novembre 1697; « labores quosdam Historicos imposui, ut centones uerbis Auctorum excerperet ». Lettre à J.-A. Schmid, 7 octobre 1698, où il dit qu'il lui donne 200 thalers par an. VEESENMAYER, p. 62.
6. « Heic commemoratus per tres annos, in ejus museo ex Historicis medii ævi, mihi ex Bibliotheca Electorali suppeditatis, operose congessi Excerpta et Collactanea secundum ordinem annorum, ab initio Imperii Henrici Sancti
En même temps, un certain Fidler, qui avait échoué au rectorat de Brunswick, faisait pour Leibniz des extraits des annales de Fulda en 990, de la chronique de Réginon (jusqu’en 906), de Hermanus Contractus qui allait jusqu’en 1054, de Godefroi de Viterbe (x11e siècle) et de recueils modernes comme ceux de Urstitius, du Chesne et Meibom. Il avait reçu une instruction très minutieuse sur la manière de faire des extraits : il devait s'occuper avant tout de l'Allemagne et de l'Italie, puis des Pays-Bas, du royaume d’Arles et de la France seulement dans ses rapports avec Jes pays précédents (1). Ainsi Leibniz, depuis 1696 au moins, avait résolu de faire des annales de l'Empire d'Allemagne pour toute la période qu’il devait traiter dans l’histoire de Brunswick. Nous ignorons depuis quand il avait conçu ce dessein (2); mais nous savons qu'il se plaignait souvent d’avoir lu depuis longtemps les passages des historiens qu'il faisait extraire et classer par Feller et de n’avoir pas eu le temps de ranger ses propres notes (3).
Malheureusement Feller ne suivit pas les recommandations de son maître: il était peu travailleur et surtout peu discret, espionnait Leibniz, inspectait ses papiers, violait le secret de ses lettres et dévoilait ses travers. Leibniz dut
sive ab anno 1002. usque ad excessum Henrici VI. Imperatoris et finem seculi XIII. Antiquiores quosvis scriptores aut coævos primum perlegi, deinde recentiores cum veteribus Comparavi. Gesta præsertim et itinera Imperatorum, festa Nativitatis Christi, Paschati, Pentecostes ete. passim celebrantium memorabilia adhibitis accuratissimis Chronologicis, diplomatibus, chronographicis ineditis, quanta fieri potuit diligentia, annotavi et EXCUSSI; Quicquid Sub eorum Imperio de rebus Brunsoicensibus reperire potut, ed retuli, ita ut poiius Annales rerum ab Imperatoribus seculi XL. et XII. Sestarum quarn Historia Brunsvicensis appellari merentur. » FELLER, 9. W.L, P. 16 (en partie souligné par l’auteur) et Passage cité ci-dessous, note 3.
1. Lettre à Fidler (corr., fol. 6), s. d. et réponse (corr., fol. 1-2) du 8 octobre 1697. Lettre de Fidler (corr., fol. 3-4) du 20 mars 1698.
2. Il ne faut pas le confondre avec le plan des annales de Brunswick proprement dites, qui est antérieur (v. plus haut p. 140, n. 5); mais il en procède. V. plus bas, Chap. vir, le passage souligné.
3. «Inde factum, ut Sæpius me inaudiente Conquereretur, jam pridem se legisse, quæ secundum Ordinem temporum ex Scriptoribus medii ævi colle- . gissem (his enim tanquam locis communibus uti volebat, qud lecta referre posset), sed nullum sibi tempus relictum ad schedas ordinandas, imo earum copiam
le chasser, sans le châtier à cause de l’amitié qu’il avait portée à son père; craignant peut-être de voir vendre ses secrets, 1l le fit placer, dans l’été de 1698, à l’Académie de Wolfenbüttel, à condition qu’il continuât son travail avec plus de soin que par le passé, mais Feller redoubla de paresse et d’ingratitude (1). Cependant Leibniz le reprit bientôt auprès de lui (2); mais Feller recommencça ses indélicatesses et alla jusqu’à avertir les princes de Brunswick de se défier de son maître, qui dut le renvoyer définitivement (3).Feller se rendit alors à Francfort chez Job Ludolf (4), qu’il aida à réunir les matériaux de son histoire. De ses indiscrétions devaient sortir des documents historiques publiés dans les Monümenta varia inediia vartisque linguis prodeuntia du vivant même de Leibniz (5) et, après sa mort, les extraits historiques édités dans l’Otium Hanoveranum (6) et dans les Acta eruditorum de juillet 1717 (7); peut-être même toute une histoire généalogique de la maison de Brunswick (8).
L’extension à l’histoire d'Allemagne des recherches de Leibniz allait se traduire par des publications d’historiens. Depuis longtemps il avait parlé d’en donner comme preuves à son ouvrage (9). Il commença par une sorte de horsd'œuvre. Peu après son retour d'Italie, il avait trouvé à la bibliothèque de Wolfenbüttel les manuscrits du journal des Papes Alexandre ITT, Jules If et Léon X, par Burchard, maître des cérémonies d'Alexandre VI, et Paris de Grassis (10). Le journal de Burchard lui semblait le type de
1. Lettre à J.-A.Schmid, 7 octobre 14698. VEESENMEYER, p. 62-64.