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V. plus haut, p. 159, n

9, « 4. Chronicon Saxonis Anonymi; 2. Gesta Trevirorum; 3. Continuatio

pensait publier dans le premier tome les trois chroniques suivantes: le second ecomprendrait, outre les deux dernières chroniques et le Trithème, Jean de Winterthür, deux ouvrages de Ricobald de Ferrare, un autre d'André de Ratisbonne et une histoire des landgraves de Thuringe (1). C'était déjà, moins le Jean de Winterthür, le premier volume des Accessiones historicæ tel qu'il devait paraître en 1698; sans doute en 1697 l’achat du manuscrit d’Aubry des Trois-Fontaines bouleversa le projet du second tome en substituant cette unique chronique à tous les auteurs projetés.

Cependant la publication fut surtout retardée par un projet nouveau. Aux Accessiones historicæ purement inédites, Leibniz résolut un moment d’ajouter des Scriptores restituti, réédition d’historiens anciens peu ou insuffisamment connus. Des Vignoles, réfugié français devenu ministre protestant à Brandebourg, ayant à la fin de 1695 demandé à Leibniz des renseignemerits sur la chronique de

Chronici Slavorum; 4. Chronicon Spirense duplex; 5. Trithemii Nepiachus, ut ipse inscripsit; 6. Ditmarus restitutus. » Note pour l’imprimeur, s. d., mais évidemment postérieure au texte de 1694 citée plus haut, p. 161, n. 6, et antérieure à ceux de 1696 donnés ci-dessous. Ms. XIII 7625, n° 6.

4. «Es sollen folgende Scripta inedita in nachgesezter Ordnung gedruckt werden : 1. Chronicon Saxonis Anonymi; 2. Gesta Trevirorum; 3. Chronicon Holsatiæ vetus sub nomine continuatio chronicon Slavorum; Johannes Vito- duranus; 5. decerptum Historicum ex Ricobaldi Pomario; 6. Ricobaldi Pontificis Romani; 7. Historia de Landgraviis Thuringiæ ; 8 Andreæ Presbyteri Ratisbonensis Appendix ad chronicon Martini, 9. Chronicon spirense duplex; 40. Trithemii Nepiachus». Kônnten 1, 2,3 das erste theil, oder Tom. 1 machen und 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 zusammen werden; das andere theil oder Tomum 2 geben. » Note pour l’imprimeur, Ms. cité, n° 3. $. d., mais évidemment postérieur à la lettre à Ludolf du 17 janvier 1696, où Leibniz pense donner, avec le Burchard, la continuation d’Helmold et d'Engelhus, des extraits de Ricobald et dit qu'il possède l’histoire d'André de Ratisbonne, le Nepiachus et une chronique de Saxe inédite. Durexs,t. VI, p. 128. A ce plan de publication se rapporte un changement de titre sur la même feuille que le Burchard (cf. lettre précédente) : « Godefridi Gulielmi Leibnitii Accesssiones Historicæ, in quibus continentur Scriptores inediti complures... partim incogniti hactenus, partim ab eruditis diu desiderati, quibus res imperii nostri Saxonicæ, Thuringiæ, Holsatiæ, Bavaricæ, Rhenanæ, aliave; quin etiam Italicæ Gallicæque illustrandum, in-fol. samtibus Nicolai Forsteri.» (Ms. cité, n° 9) et un projet de préface, non seulement sur les ouvrages définitivement édités au tome I en 1698, mais sur ceux de Ricobald, d'André de Ratisbonne et de Trithème. MS. cité, n° 17.

Martinus Polonus (1), se vit proposer d'éditer cette chronique avec celle de Martinus Minorita (2) et accepta (3); Leibniz lui offrit de faire paraître avec lui, à la suite des Accessiones historicæ qui ne devaient comprendre que de l’inédit, des Scriptores restituti composés de Ditmar, des deux Martinus. auxquels, « afin que la grosseur du volume soit plus raisonnable », il ajouterait le Codex carolinus d’après deux manuscrits de Vienne et de Wolfenbüttel et les Fastes consulaires qu'il avait copiés à la bibliothèque impériale de Vienne (4). Il demandait de régler lui-même le format, le titre et la préface et, en revanche, ne réclamait que 50 exemplaires de l’ouvrage. Des Vignoles accepta en principe, mais réclama la réduction du format (in-4° au lieu de in-folio), du nombre d'exemplaires à fournir, l’adjonction de son nom à celui de Leibniz dans le titre et la rédaction de la préface de Martinus Polonus (5). Leibniz propose alors un titre rectifié (6), laissa à des Vignoles la préface demandée, rabattit la moitié au moins des exemplaires, mais maintint le choix de l’in-folio comme étant celui de presque tous les « Recueils des Historiens du Moyen âge», tout en proposant un accommodement (7). Des Vignoles adhéra « absolument et sans reserve »

. Lettre du 4 décembre 1695. BoDEMANN, p. 361-2, n° 956.

. Lettre à des Vignoles (corr., fol. 3-4), 23 février 1696.

. Réponse du même (corr., fol. 5-6), 19 mars 1696.

. Lettre du ? avril 1696, citée plus haut, p. 73, n. 3. — Le manuscrit de la correspondance des souverains carolingiens avec les Papes avait été découvert par Tentzel à la bibliothèque impériale; celui de Wolfenbüttel avait servi à Flacius, pour ses Centuries de Magdebourg. Lettre à Magliabechi, 3/13 octobre 1695. Epistolæ, t. III, p. 66 (Durens, t. V, p. 114).

5. Lettre de des Vignoles (corr., fol. 11-12), 23 avril 1696.

6. « Seripiores Historici restituti quos ex PBibliothecæ Augustæ Guelfebytanæ Msis aliisque recensitos et multo quam hactenus meliores suppeditavit G. G. Lergx. cum pluribus codicibus contulit, passim illustravit, et in hanc denique formam accuravit... Vienoz.» Lettre à des Vignoles (corr., fol. 13-14), 11 mai 1696. Au revers d’une lettre de Morell (corr., fol. 13 v°), du 25 décembre, on lit le même titre écourté : « Scriptores Historici restituti quos.ex Bibliothecæ Augustæ Guelfebytanæ Msis et aliis codicibus suppeditavit : GG. Lers- NITIUS recensuit, eum pluribus codicibus contulit, passim illustravit et accuravit Vienorrus. » C'était sans doute le titre définitivement arrêté. Notes et passages soulignés par Leibniz. 5 7. On pourrait diviser ouvrage en deux volumes in-4°, l’un contenant « les auteurs chronologiques, sçauoir les Fastes et les deux Martins; et l’autre les

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à ces propositions et lui demanda les manuscrits (1); Leibniz envoya ceux de Ditmar, de Martinus Minorita et des fastes et plus tard un catalogue des Papes « tiré ex pomerio Ricobaldi inedito », promettant de communiquer le reste quand on serait sûr de l'édition (2). Des Vignoles se mit aussitôt à collationner les manuscrits de Martinus Polonus (3), mais trouva unemterruption dans l’arrangement chronologique d& Ditmar (4) et « tarda beaucoup à donner ces choses au publie » (5). Aussi Leibniz se fit-il retourner ses manuscrits, en renvoyant à des Vignoles celui de Martinus Polonus (6). Il n’abandonnait pas toutefois son projet de Scriptores restituti, car peu de temps après il se faisait copier à Hanovre la continuation de Martinus Polonus depuis 1270 et collationner l’ouvrage avec les éditions (7); en même temps il faisait copier un catalogue des Papes par Augerius de Biterris (8), qu’il voulait faire. paraître dans la collection ainsi que l’histoire des landgraves de Thuringe(9) et le Ditmar complet(10). De ces Scriptores

lettres du temps de Charles Magne, et’ Histoire de l’'Eveque Ditmar ». Lettre du 23 avril 1693, citée plus haut, note 5.

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