‹ Leibniz HistorienChapitre 195 sur 854 · Numéro du 6 septembre 1700, p · texte numérisé non relu

Numéro du 6 septembre 1700, p

12. Lettre de Ludolf, 12 mars 1698. MicuagLis, p. 165-66 (DUTENS, t VI; p. 144-5). — Le 1 mai 1704, Christian-Guillaume d’Eyben, conseiller de Holstein-Gottorp, écrivit à Leibniz qu’il y avait à la cathédrale de Hambourg un exemplaire de la chronique de Holstein « en plusieurs lieux different »

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des exemplaires du recueil (1), Mabillon vanta la chronique d'Aubry, mais fit des réserves sur l’origine du moine, qu il croyait du diocèse de Châlons, et sur celle de Hugues de Saint-Victor, que certains historiens disaient flamand (2). L'ouvrage dut être rapidement épuisé, puisqu’une seconde édition en fut faite deux ans après (3); mais il ne parait avoir eu de son temps aucune imitation directe (4). Au siècle suivant, les Accessiones historicæ paraissaient en France un recueil curieux «fort utile et fort estimé » ; la pièce principale en était la chronique d’Aubry des Trois-Fontaines, « dont les Manuscrits, quoique communs dans Îles Bibliothèques n’avoient pas encore été imprimés » (5) et qui ne devait être rééditée complètement que de nos jours (6).

Au moment où il publiait son second tome, Leibniz avait déjà changé de maître. Ernest-Auguste était mort le 23 janvier 1698. Cet événement détourna Leibniz de ses «travaux ordinaires » et lui donna de nouvelles occupations (7). Comme il l'avait fait pour son prédécesseur, il écrivit son histoire, qu'iltermina quelques jours à peine avant les funérailles (8) et agrémenta de poésies (9). Il pensait la faire

de celui qu'il avait publié. Ms. XIII 762 8, n° 2.

: Lettre de Pinson (corr., fol. 27-28), 27 février 1699.

2. Mabillon à Pinson (cor. fol. 29-30), 12 février 1699. Leibniz répondit à Pinson (corr., fol. 34-85), le 4/14 août, que l’auteur devait être moine du diocèse de Liège, car il en parlait dans son ouvrage.— Sur cette origine d’Aubry, Mabillon avait raison; quant à la chronique, Leibniz n’avait pas tort. Cf. Revuëè historique, n° 1 (janvier-mars 1876, p. 278) et surtout Mozrnier, Les Sources de l'Histoire de France, 17° part. fase. nt, p. 91, n° 2.521, dont le jugement sur Aubry se rapproche beaucoup de celui de Leibniz.

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