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V. plus haut, p. 144, n

8. Mémoire pour les deux Electrices de Bronsvic et de Brandebourg, s. d. (février 1698 d’après HarNack, t. II, p, 48-9). Kzopp, t. VIII, p. 53-55.

9. Lettres à Sophie-Charlotte s. d. (novembre 1697). In., p. 48 (HARNACK;, t. I, p. 46, n. 1); de D.-E. Jablonski, 5 mars 4698 et réponse s. d. (du 26). Harnwack, t. II, p. 49-54.

Société des sciences de Berlin, à laquelle Leibniz pensait depuis 1694 (1).

Au printemps de 1700, le philosophe, qui venait d’être nommé membre de l’Académie des sciences de Paris (2), demanda à l'électeur l’autorisation d’aller fonder à Berlin une société des sciences. Il prétextait que le soin de sa santé l’obligeait à voyager et déclarait que son séjour à Berlin n’interromprait pas ses travaux historiques, continués par son aide en son absence (3). Il n’alla pas directement à Berlin, mais s’arrêta partout « à Zell, à Bronsvic, à Magdebourg, à Brandebourg mesme... pour ne perdre pomt l’occasion de faire des recherches » (4) dans les bibliothèques ou les archives.

L’étroite union de toutes les sciences faisait rêver à Leibniz une société universelle des savants, partagée en différents collèges dont le Collège impérial historique eût été un échantillon; mais il croyait que, dans l’état actuel de la science, on ne pouvait que fonder des sociétés distinctes (5), ayant chacune son caractère propre selon la nature des Etats où elles seraient fondées. C’est pourquoi sans doute il avait borné la société des sciences de Berlin à l'étude des « sciences réelles », mathématiqueset physique, la première

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