‹ Leibniz HistorienChapitre 215 sur 854 · CAMPORI, p · texte numérisé non relu

CAMPORI, p

5. Muratori accusera Hackmann d’avoir volé les originaux : lettres des 25 décembre 1708, 6 février et 19 avril 1709. Ip. pp. 13, 38 et 50; Hackmann (corr., fol. 119-27) s’en défendit : lettres des 25 et 31 mars, 8 et 29 avril, 11 juin 1709. D’après Muratori, elles étaient sans doute dans un coffre de Hackmann, qui avait été laissé à Modéne et vendu pour dettes. Lettre du 27 mars 1710. CAmPort, p. 70.

6. Lettre de Hackmann (corr., fol. 74-75) du 10 janvier 1707.

7. Lettres de Hackmann (corr., fol. 74-79), 10 et 16 janvier 1700.

8. Bernstorff acceptait qu’il le prêtât. Lettre à Platen, 28 janvier 1700. Corr. de Hackmann, fol. 85.

preuves de Faleti et, d’une façon générale, à prendre «garde principalement à ce qui est tiré des diplômes et des chroniques (1) ». Hackmann fut dispensé du serment par le duc; mais, obligé de se guider tout seul faute d’archiviste (2), il trouva peu de chose et mécontenta l'électeur par son trop long séjour en Italie (3). Leibniz le pressait de revenir; Hackmann ne le fit qu'après avoir passé par Florence, Rome, Naples et le Mont-Cassin, où il vit des documents et des archives concernant la généalogie des Azons et l’histoire des Empereurs d'Allemagne (4). Sans doute la saison était trop avancée pour lui permettre d’aller en Angleterre, car son voyage parait s’être borné à l'Italie (5). Leibniz pensait que le passage de Hackmann à Modène devait servir à réveiller la torpeur du duc au sujet de ses archives et de l’histoire de sa maison (6). Il ne se trompait pas. Rinaldo d’Este, résolu à ranger ses archives, fit appeler à son service Louis-Antoine Muratori, alors bibliothécaire à l’Ambrosienne où il s'était occupé surtout des ouvrages littéraires et théologiques (7). Installé à Modène,

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