Lettre de Hackmann (corr., fol. 105-6), 8 juin
5. De retour à Hanovre, où on en était peu content, Hackmann partit pour Berlin, «avec protest que ce n’étoit point pour y chercher de l'emploi ». Lettre de Ch. Schrader (corr., fol. 186),22 mars 1701. Il s'établit, semble-t-il, à Francfort-sur-l’Oder. Lettre datée de cette ville, 27 avril 1701 (corr. de Hackmann, fol. 111). Plus tard, revenu à Hanovre, il y demanda une chaire d’histoire à Helmstædt (lettre de Ch. Schrader, corr., fol. 221-2, 25 octobre 1705), mais Leibniz lui préféra Eckhart (v. plus bas, chap. vi). Il y fut cependant nommé professeur (Bonemann, p. 77, n° 349; CHEASDNE REX ID 2 00SS)E mais dès 1711 il retourna à Berlin (corr., fol. 132-3) ; l’année suivante, il était à l'Université de Vienne où il se convertissait au catholicisme, pour redevenir bientôt luthérien. Lettres d'Antoine Ulrich à Leibniz des 20 novembre 1712 et 24 janvier 1713. Guerrier, p. 276-7 et 291. Dès lors nous le perdons de vue.
6. La cour de Modène a été « maintenant mise en train pour penser à remettre son Archiv en ordre. » Lettre à Ch. Schrader (corr., fol. 4172-38), 18 mars 1700. Il écrivait sur Hackmann (corr., fol. 104) à Benoîte-Henriette : « Son passage à Modène a servi au moins à y reveiller le souvenir de l’Archiv et de l’Histoire, ce qui suffit pour qu’on y mette ordre à loisir.»
7. Sozr Murarori, Vita del Proposto Ludovico Antonio Muratori. Venise, 1956, p. 21 (trad. en allemand par REUMONT, P. 218)
Muratori devait s'occuper d’ouvrages historiques (1) : ce sont donc les recherches de Leibniz qui ont indirectement décidé sa vocation (2).
Toutes ces recherches concernaient surtout les origines et le début de l’histoire de Brunswick ; mais Leibniz ne s’occupait pas moins de l’histoire correspondante de l’Empire. Après avoir constitué avec Feller les annales de l’Empire aux x1° et xrie siècles, il paraît être revenu en arrière et avoir étudié surtout les deux siècles précédents. Au moment où il avait définitivement renvoyé Feller, il déclarait se servir beaucoup des Ottons de Vorburg (3); un peu plus tard, il disait avoir fort étudié la chronologie des papes de la fin du 1x° et du début du xe siècle (4) et même celle de ces deux siècles entiers (5). A la même date il posait à Reffuge des questions sur la généalogie dé Conrad Ier et de Raoul de Vermandois (6). L’année suivante, il écrivait qu’il avait assez étudié la chronologie des Papes et des Empereurs de quelques siècles, en s’appuyant sur les diplômes, pour corriger les erreurs de Baronius sur les Papes et pouvoir réfuter la fable de la Papesse Jeanne (7). À ce moment, il déclarait à l’électeur que son