V. plus haut, p
10. En particulier « plusieurs traitez de paix qu’on ne trouve point» et œue Boisot avait vainement offerts à Léonard. Boisot à Nicaise, 8 décembre 1693 et 14 septembre 1694. Cousin, p. 121-22. V. des extraits de la correspondance de Pellisson et de l'abbé Boisot, 1691-92, contenant un bref de Pie IV pour la communion sous les deux espèces, tirés d’un mémoire de Granvelle. FELLER, p. 356-406. C’est sans doute à ce propos que Leibniz en réclamait des extraits.
Comté, fit copier certains documents pour Leibniz (1) et lui envoya « un catalogue de deux volumes de Traités et autres pieces semblables » en le priant de choisir; malheureusement cette liste fut égarée (2) et le président mourut à son tour. Huet, évêque d’Avranches, devait rechercher en Normandie et Nicaise à la chambre des comptes, où étaient « les actes originaux du concile de Basle », les instructions d’un évêque de Coutances « qui fut député vers les Bohémiens » par ce concile (3); il semble que leurs recherches n’aboutirent pas. Etienne Baluze communiqua plusieurs actes d’élection des empereurs d'Allemagne (4). Pinson offrit d’envoyer « les raisons de Louis XI contre Marie de Bourgogne (5) ».
Tels étaient les documents que Leibniz avait recueillis pour continuer le Codex diplomaticus. Un moment, il eut la pensée de s’entendre, pour donner cette suite, avec les libraires de Hollande. Basnage, lui ayant appris que ceux-ci n'étaient plus décidés à réimprimer Léonard (6), fut prié de l’avertir quand ils reprendraient de semblables projets (7) et put bientôt l’aviser que Moetjens, libraire à la Haye, voulait faire paraître un recueil contenant tous les traités de paix, y compris ceux qui se trouvaient dans Léonard et le Codex diplomaticus, et demandait si Leibniz voulait Y contribuer (8). Aussitôt celui-ci chargea Basnage de dissuader Moetjens, à qui il envoya Candor, professeur à Wolfenbüttel (9), et écrivit lui-même pour proposer de
1. Lettre à Nicaise, 24 septembre 1695. GER, Phi, t II, p. 553-4. Cf. Mantissa, préf., $ 11, p. 311.
2. Lettres au même, 14/24 Septembre 1696, 30 avril/10 mai 1697 et 4/14 mai 1698. GexR., p. 562, 565 et 580.
3. Huet à Nicaise, 28 février 1697 et réponse du 21 mars. Cousin, p. 142 et 149.
A SPrétace STD 2e 5. Lettres de Pinson, (corr., fol. 48-49), 28 juin 1700 ets. d.(14 mai 1700). Korru, t. IV, p. 351 (Durens, t. V, p. 470). Il paraît les avoir envoyées :
Leibniz en parle à Eckhart (corr., fol. 128) dans une lettre s. d. (après le 21 septembre 1700).