‹ Leibniz HistorienChapitre 245 sur 854 · Lettre à George-Louis (corr., fol. 13), 4 août · texte numérisé non relu

Lettre à George-Louis (corr., fol. 13), 4 août

12. Lettre à Sophie-Charlotte du 5 août 1703. KLopp, t. X, p. 212.

13. Il occupait l’ancien appartement de la rhingrave. Lettre à Sophie s. d. (vers septembre 1703). In., t. IX, p. 41. ;

Essais (1) et des notes sur le droit romain (2). Ce n’était cependant que partie remise, car l’été suivant Leibniz alla à Lutzelbourg (3) et à Berlin, où il resta jusqu’à la fin de lhiver (4); il n’interrompit son séjour en Prusse que par un second voyage en Saxe, fait secrètement au mois de décembre (5), où il s’occupa d’affaires religieuses (6) et surtout d’une nouvelle Société des sciences qu'il voulait établir à Dresde (7). I était à Berlin au moment de la :nort subite de Sophie-Charlotte (197 février 1705) (8), dont la perte devait lui porter un si rude coup qu'il devait la célébrer jusque dans ses œuvres historiques (9).

Tous ces voyages déplaisaient fort à George-Louis, qui y voyait une cause deretard pour l’histoire du Brunswick(10);

1. «J’ay presque achevé mes remarques sur l’ouvrage de M. Locke que j’ay faites aux heures perdues à Herrenhausen ou en voyage». Lettre à Sophie- Charlotte, 25 avril 1704. In., t. X, p. 230. Cf. lettre à Jaquelot du 28. Grurn., Phil.,t. III, p. 474.

2, Lettre à Spanheim, 26 octobre 1703. Kzopp, t. IX, p. 46.

. Lettre à Sophie, 30 août 1704. Ip., t. IX, p. 92.

. Lettre à Hertel, 6 mars 1705. BurcKkHARD, t. II,.p. 328.

Lettres datées de Dresde, du 8 (KvacsaLA, Acta de 1897, p. 88) au 26 décembre 1704 (GEHR., Briefsw., p. 517) et lettre à Bose, s. d. (fin de 1704), où il se déclare ennuyé qu’on l’ait dit à Dresde, son voyage devant être tenu secret. Disrez, Sächs. Ges., t. XXX, p. 141-2. Ainsi la lettre de Reimmann à H.-D. Meibom citée pl. haut, p. 150, n° 1, où il est dit : « Illustris Leibnitius, qui superiori hebdomade Dresda redux totum apud me éonsumsit diem », doit être de date fausse. D’après Eckhart, il s'était occupé de la société de Dresde dès 1703. Mure, t. VII, p. 286, n. 7.

6. Lettre du 8 décembre 1704 citée ci-dessus; cf. p. 210, n. 11.

7. Lettres à Tschirnhaus des 26 décembre 1704 et s. d. GEHR., Priefsr., p. 517-8 et lettres à l'électeur Auguste de Saxe des 16, 148 et 22 décembre, citées par BoDEMANN, Aandschrifien, p. 226 (éd. en part. N. À. f.S. G.,t. IV, p. 207-8).

8. Lettre au baron de Gœrtz, 2 février 1705, et à Caroline d’Anspach, 18 mars. KLopp, t. X, p. 263 et t. IX, p. 116.

9. En citant l’épitaphe de Hildegarde par Paul Diacre, il écrit : Hæc seribens, reginæ Borussorum nuper amissæ meminisse Cogor; neque enim in aliam nostro ævo dici felicius possent ». Ann. Imp. 183,$ 2, t. I, p. 108. — Sur Sophie-Charlotte, son entourage français et philosophique. v. SAYOUS, t. II, 139-64. V. son portrait dans Harnacxk, € I, p. 36 ss. (gravure au début) et dans WADDINGTON, p. 283, qui rectifie ce que (Gr. PARISET, l État et les Églises en Prusse sous Frédédic- Guillaume I°T, thèse, Paris, 1897, p. 52-53, a d’excessif.

10. Lettre à sa mère, du 23 octobre 1703. Perrz, t. I, P. Xxv (cité par GuHrAUER, t. Il, Beul., p. 93-94); « On craint icy que les souris mangeront la Bibliotheque, si vous ne revenés bien tost ». Lettre de Sophie, du 10 janvier 1705. Kzopp, t. IX, p. 114. Cf. Perrz, t. I, p. XVI (cité par GUHRAUER, vbud.).

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et l’on doit attribuer à son mécontentement le fait que Leibniz, bien que le plus ancien conseiller aulique, ne fut pas nommé vice-chancelier à la mort de Hugo (1). Ces déplacements détournaient sensiblement de son ouvrage historique Leibniz, plus occupé que jamais de philosophie, de politique, de théologie et de sociétés savantes. En dehors du temps où il travaillait l’histoire à Hanovre, il paraissait plus se soucier des intérêts du roi de Prusse que de ceux de son maître. Certes, il s’efforçait de faire attribuer à la maison de Hanovre la succession d'Angleterre (2) et, après avoir fait valoir les droits de la maison d'Autriche dans la succession d’Espagne (3), il proposait, pour avancer les affaires des alliés contre la France dans la guerre, de donner à George-Louis le commandement d’un corps d'armée (4); mais en même temps il rédigeait un écrit sur la succession d'Orange en faveur de Frédérie Ier, fournissait «des memoires notables pour soustenir le droit des secularisations des Eveschést que le Roy tient (5) », et eût voulu contribuer à le servir « pour l’Histoire, les Bibliotheques, les Manuscripts, les Archives et les droits du royaume (6) ». Il projetait de faire faire par la Société des sciences des manuels d'enseignement, des éditions classiques et des notices « bistorico-géographico-généalogico-héraldiques (7) » et

1. Lettres à Sophie-Charlotte s. d. (fin août 1704), de Sophie des 3 et - 1% septembre: à George-Louis et de Sophie, des 16 et 20 septembre 1704. KLopp, t. IX, p. 94-97, 99 et 101.

2. Sur les interests de l'Angleterre, s. 4. (1703). In., p. 61-66. V. KLorr, Der Fall, tomes IX à XI.

3. Ip., p. xin. L'ouvrage paraît avoir été fait avant le 7 décembre 1703, où Leibniz en parle à Wassenaer. BODEMANN, p. 380, n° 979.

k. Fruits de la campagne de l’an 1703. Proposition de mettre l’électeur George-Louis de B. L. à la tête d’une grande armée. Kzopp, t. IX, p. 51-59 et 66-70.

5. Lettre à Frédéric Ier (janvier 1705). In., t. X, p. 395-7. C’est l’Znformation sommaire touchant le droit incontestable de S. M. le Roi de Prusse à la succession de son grand-père, de 1702 (PRANTL, p. 197); en 1707 il écrira le Traité sommaire du droit de Frederic roi de Prusse à la souveraineté de Neufchâtel et de Valengin. In., p. 200. Cf. Gunrauer, t. II, p. 230. Déjà il avait inséré dans la Mantissa des pièces relatives à Neufchâtel. V. pl. haut, p. 200, n. 4.

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