Lettre du même (corr., fol. 330-1), 3 août
chaire d’histoire de l'Université de Helmstædt, à la suite de la démission de Meibom (1). Eckhart, recommandé par Leibniz de préférence à Hackmann, fut nommé au début -de 1706 (2) et ne tarda pas à se marier (3); mais, criblé de dettes, il avait, dès son arrivée à l’Université, demandé à être employé à de nouvelles recherches (4). Leibniz l’utilisa pour la préparation des Scriptores Brunsvicenses (5) et pour les Annales (6), concurremment avec Hodann*(7).
Cependant l’histoire de Leibniz n’avançait que lentement, rien n’en paraissait et l'électeur était convaincu qu’il n’y travaillait pas et ne la donnerait Jamais (8); mais Leibniz, qui s’en allait à Halberstadt et aux environs « à la chasse de manuscrits historiques (9) » et qui, dans un voyage à Berlin, s’arrêtait un peu «en chemin à Wolfenbuttel et à Helmstäadt pour sesrecherches historiques (10) », protestait auprès de l’électrice Sophie(11) et, de Berlin, faisait renseigner son maître sur Son travail par Mie de Schulenbourg (12), dame de Compagnie de la duchesse. Tout cela ne servait de rien : Georges-Louis, de plus en plus outré des continuels voyages en Prusse de son con-
1. Lettres à Louise de Zollern, novembre 1705. FBDER, p. 477-8, et à Reïiche (corr., fol. 17-18), 9 décembre.
2. Lettre à Jean Fabricius, 15 janvier 1706. Korrx., t. I, P. 111 (Durens, t. V, p. 276); d’Eckhart (corr., fol. 338-9), 23 février 1706.
3. Lettre du même du 28 Septembre 1706; lettre du conseiller Uffelmann, son futur beau-père, du 25 septembre et réponse de Leibniz du 16 octobre. Corr. d’'Eckhart, fol. 365, 363, 361-2 et 363-4.
4. Lettre du même (corg., fol. 345-6 et 348-9), 19 mars et avril 1706.