Lettre à Sophie, 29 Septembre 1702, KLopp, t. MIT D
6. BODEMANN, p'192 n° 177. D’après Coururar, Opusce., p. 290, n. 6, Hodann fut le secrétaire de Leibniz de 1702 à 1706, c’est-à-dire pendant l'absence d’'Eckhart. I] le fut certainement plus longtemps, d’après la lettre du 28 avril 1711. DŒBNER, p. 56.
7. Lettre au baron de Gœrtz, 6 mars 1702. Kiorp, t. IX, p. 12-13.
8. Lettre à des Vignoles (corr., fol. 46), 9 mai 1703, concernant deux Volumes de du Chesne. C'était sans doute les Historiæ Francorum Scriptores qui Comptent 5 vol., car les Historiæ Normannorum Scriplores n’en ont qu’un,
9. Lettre d’'Eckhart (corr., fol. 266-7), 10 juin 1703. Ainsi WEGELE, qui dit, P- 639, qu’il n’obtint pas l’expectative d’une chaire à Wittemberg en 1694 avant son départ pour Hanovre, paraît s’être trompé de date.
10. Lettre au même (corr., fol. 270), 28 juin 1703. 11. Lettre du même (corr., fol. 277-9), 3 et 13 juillet 1703.
le règne de Louis le Pieux depuis le début (1); il revit aussi celui de Charlemagne pour tout ce qu’il n’avait pu précédemment achever (2). Leibniz se hâtait de l’employer à la chronologie et à la généalogie en attendant sa nomination (3).
Toutefois Eckhart resta encore plus de deux ans au service de Leibniz; mais les Annales, interrompues par le voyage d'Eckhart en Saxe (4), n’avançaient guère : à son départ, 1l n’avait pas encore terminé Louis-le-Pieux (5). Aussitôt revenu 1l s’y remit, peut-être avec Hodann (6): Leibniz le poussait à terminer le règne, pensant revoir l'ouvrage à son retour (7). Sans doute Louis-le-Pieux fut achevé; mais les Annales furent bientôt interrompues temporairement par de nouveaux voyages d’Eckhart dans l'Allemagne du Sud (8) et à Brême pour y chercher des manuscrits (9) et définitivement par la nomination à la
4. « Hodie primum Ludovici pii annum bono cum deo absolverim ». Lettre du même (corr., fol. 279), 17 août 1703.
2. « Jam totam Eginhardi et Monachi Sangallensis confusissimam historiam Caroli M. de verbo ad verbum nullis narrationibus omissis historiæ inserui, quod antea non potui perficere et inveni etiam locum illum, quem Crusius de græca legatione retulit in sangallensi. Jam historiam Ludovici pi decurro ». Lettre du même (corr., fol. 282-3), 24 août 1703.
3. « J’ai avec moy un nommé M. Eckhard qui m'aide dans les extraits des auteurs, dans l’arrangement des pieces qui servent à l’éclaircissement et aux preuves de l'Histoire ou je travaille sous main, et comme il a été nommé, par le roy de Pologne, professeur à l’université de Witenberg avec promesse d’une Chaire ordinaire en philosophie... il ne restera gueres plus long temps avec moy. Aussi je suis obligé de l’employer pendant le temps qu’il restera encor icy et comme mon Histoire embrasse presque celle de l'Empire je me sers beaucoup de livres comme celuy de Butkens, selon que les années le demandent car il fournit beaucoup de matériaux sur les Pays-Bas et le voisinage, qu’on ne trouve pas si bien ramassés ailleurs. Je suis maintenant dans le fort de cette occupation ». Lettre à Staff (corr., fol. 15), 13 septembre 1703. Il s'agissait des Trophæa Brabantina de Butkens, que Leibniz a souvent cités.
&. V. pl haut, p. 214, n. 7.
5. Lettre d'Eckhart (corr., fol. 203-4), du 11 octobre 1704, où il espère « Ludovico Pio den Tod anzuthun ». Ed. N. 4. f. 8. G. u. A., t. IV, p. 206.