‹ Leibniz HistorienChapitre 278 sur 854 · Lettre de Muratori du 3 juin 1711. CAwport, p · texte numérisé non relu

Lettre de Muratori du 3 juin 1711. CAwport, p

à la fin du xr, pensait depuis longtemps les conduire du règne de Charlemagne à la création du duché de Brunswick : en 1702, il réclamait d'Italie des documents de 800 à 1200 environ (1); deux ans plus tard, il déclarait à propos de la Critica historico-chronologica in Annales card. Baronit (1689-1705) du P. Pagi avoir examiné de près la chronologie de 768 à 1208 (2); mais c’est seulement en 1707 que nous trouvons l'indication formelle des annales de l’Empire d'Occident embrassant les mêmes époques, qu’il rédigeait pour encadrer l’histoire de la maison de Brunswick et la relier à celle de la maison d’Este, et l’assurance qu’il avait déjà dépassé l’année 919 (3). Cependant, comme il réclamait bientôt l’achat à la bibliothèque ducale des Annales de Mabillon et de Pagi (4) et qu’il paraît s’être servi encore l’année suivante des Annales ecclesiastici Francorum de le Cointe (5) qui n’allaient que jusqu’au milieu du 1x€ siècle, la date qu’il donnait doit s’entendre du travail fait par Eckhart sur les Empereurs Saxons : en ce moment, Leibniz devait être en train de revoir et de mettre au point l’époque des Carolingiens (6).

1. Lettre à de Sitonis (corr., fol. 35-36), 8 mars Aie Cf. pl. haut, p. 227, n. 2.

2. « Les remarques du P. Pagi sur les Annales de Baronius viennent de paroistre; j’y trouve beaucoup de corrections qui conviennent avec les miennes, et j'ay asez épluché les temps depuis Charlemagne jusqu à Cthon IV ». Il demandait si l’on ne pensait « pas à la continuation des Annales du P. Lecointe ». Lettre à Lelong, 24 décembre 1705. Edition citée, p. 41.

3. « Mon ouvrage historique aura le titre d’Annales. J'y fais entrer les origines de la Maison de Bronsvic que j'y ay assés' débrouillées, il y entre par consequent l'Histoire des anciens Marquis de Toscane, de Ligurie et d’Este comme aussi celle des anciens Guelfes de l'Allemagne superieure et de Baviere. Mais surtout celle des princes et Empereurs saxons qui ont esté eux-mesmes seigneurs du pays de Bronsvic, et puis leurs successeurs dans ce pays d’une famille dont Ecbert Anti-Cesar étoit et dont les ducs de Bronsvic aujourdhuy sont successeurs par femmes, aussi bien que les ducs de axe de la race des Billungs, pour lier toutes ces choses, il faut des Annales de l'Empire depuis Charles Ma gne jusqu’à Otton IV Empereur de cette même Maison de Bronsvie, qui substite encor aujourdhuy, j'ai déjà achevé les Carlovingiens, et suis allé au delà ». Letre au P. Lelong (corr., fol. 132), 14 mars 1707.

4. Lettre du 17 novembre 1707. Corr, de George-Louis, fol. 48. Evidemment il trouvait ces ouvrages à Wolfenbättel, mais voulait à Hanovre les avoir sous la main.

5. Minders (corr., fol. 1-3) les lui fait demander le ‘24 septembre 1708.

6. V. pl. bas, pp. 241-242. Sur la composition de cette première partie de

Cependant Leibniz ne pouvait guère être aidé d'Eckhart depuis que celui-ci résidait à Helmstædt: il réclamait quelqu'un pour faire les collations et les copies (1). A la fin de 1708, il alla aux Universités saxonnes « pour tâcher de trouver un homme dont»il pourraitse «servir utilement à la continuation » de son travail et en trouva un qui lui Y paraissait propre (2). Il déclarait, à ce moment, à propos de ses « travaux historiques », qu’il souhaitait de les « presser et de. (les) pousser avec toute la vigueur possible, pour en sortir enfin »; comme il perdait « trop de temps en travaillant à chercher à tout moment des passages et autorités », 1l désirait avoir quelqu'un du genre d’Eckhart, mais «qui n’eût pas besoin de tant de temps pour être dressé à ce travail », car il lui avait fallu « des années » pour l’instruire (3).I1 fut déçu, car personne ne vint à Hanovre; obligé de se contenter provisoirement de Hodann, il donna de nouveau, deux ans après, rendez-vous à quelqu'un à la foire de Leipzig (4). C’était Godefroi Rühlmann, ancien collaborateur à Iéna de B. G. Struve pour les Scriptores rerum Germanicarum (5) et qui, appelé sans doute à la fin

l'ouvrage, nous n’avons guère, que les renseignements fournis par les Annales elles-mêmes : en 783, $ 2, Leibniz y parle de la mort récente de Sophie-Charlotte (v. pl. haut, p. 212, n. 9);en 809, $ 8, t. I, p. 263, il mentionne l’année «1707, quo hoc annoto ».

4. Lettre du 25 mars 1708 citée pl. haut, p. 228, n. 6. Cf. lettre s. d. citée pl. bas, à la fin du chapitre.

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