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4 « Contuli tuum Ditmari codicem cum edito, et multa notavi perutilia, et in 60 sum ut novam editionem procurem Scriptoribus aliis in melius ex codicibus resiitutis. Nam et Vitam Mathildis a Domnizone scriptam examinavi ad optimum et coævum ut apparet Codicem Vaticanum ex quo editio quæ habetur sumpta non est, et Anonymum de Guelfis principibus emendari ex Ms. et habeo Apographum Epistolarum Carolini ævi quas habuit Flacius et retulit in centuriis; Baroniusque editas optavit posteaque ex codice Cæsareo protulit Gretserus, sed cum Flaciano apographo conferri operæ pretium erit, nam id ex alio plane Codice sumtum apparet, multa enim jam nonnihil comparunt discrimina se obtulere ». Lettre à Papebroch (corr., fol. 43-44), 27 décembre 1698, e. st. à

5. Lettre à Sperling, 27 janvier 1703. Korrk.,t. I, p. 245 (DurTens, t. INA part. 2, p. 269). CI. pour Adam de Brème, lettre à Frédéric Walter, s. d. citée par BODEMANN, p. 377.

6. Lettre à la Croze, 3 mai 1704. Korru., t. I, p.373 (Durens, TV, p.477).

7. « Pour gagner le temps, et pendant que l’ouvrage Historique principal s’acheve, il paroit considerable de donner au public quelques Tomes de monumens où auteurs Où non imprimés ou peu connus, qui servent de fondement à l’Histoire. Parce que ces materiaux estant tout prets, on n’est point arresté par là, et on n’a besoin que de les donner au public sous le titre Seriptorum Historiam inprimis Brunsvicensem illustrantium ce qui sera agreable au public et honorable à la Sme Maison.

Le premier Tome sera Scriptorum Restitutorum consistant en des auteurs

Bientôt Leibniz, abandonnant cette conception bâtarde (1), concevait un recueil servant uniquement à l’histoire du Brunswick (2). Il comptait le composer d’ouvrages augmentés ou corrigés sur des manuscrits comme le Ditmar; beaucoup devaient être simplement réimprimés (3). Il s'agissait avant tout de la vie de grands personnages de famille ducale, royale ou impériale de Saxe (4), d’évêques et de seigneurs de Basse-Saxe (5), de chroniques du pays (6). Leibniz en avait déjà beaucoup et en réclamait encore, aussi bien que sur la famille des Guelfes et la maison d’Este (7). C’étaient, en d’autres

presque inconnus, ou qu’on corrige et supplée sur de vieux Manuscrits. Par exemple il y a des augmentations importantes de Ditmarus, de l’Anonyme de Landgraviis et de plusieurs autres. Il y aura aussi l’auteur de Guelfis et Domnizo de vita Mathildis, revûs et corrigés sur des Manuscrits du Vatican, et autres ». Ms. XXIIL.168, n° 2. $S. d. n. a. Sans doute écrit en 1703 à Bernstorff, à qui, le 15 février 1704, Leibniz écrivait : « Je me souviens d’avoir eu l'honneur de parler à V. E. d’un ouvrage que je medite, qui contiendra Seriptores rerum Brunsvicensium antiquiores ». Z. d. h. V. f. N. 1884, p. 208. Nous avons vu p. 244, n. 4 qu’en 1701 tous les ouvrages cités ici devaient paraître dans les Scriptores restitut.

1. Il projetait cependant encore « un volumen rerum Italicarum scriptorum, bonam partem ineditorum aut auctiorum », contenant les historiens italiens qui se rattachaient à la maison d’Este. Lettre à la Croze, 30 novembre 1707. Korra, t. I, p. 393 (Durens, t. V, p. 487).

2. «Je pense à faire imprimer un volume in-folio on peut-être deux, qui contiendra Seriptores rerum Brunsvicensium illustratores ». Lettre à Oudin (corr., fol. 15-16), 28 février 1704.

3. « Parce que ce sont des livrets presque inconnus ou qui se trouvent dans des endroits ou on ne les cherche point. » Même lettre.

4. « La reine Mathilde, femme de Henri Ier; Adélaïde, femme d’Otton I°'; le frère de celui-ci, Bruno; Thierry, évêque de Metz de la race de Witikind. » Zbid.

5. Berward de Godehard, évêque d’Hildesheim; Meinwerck, évêque de Paderborn, de la race de Witikind; Ludger, premier évêque de Munster, fondateur de Helmstædt; Benno évêque de Misnie «qui estoit des comtes de Woldenberg de ces pays-cy, Anno archevêque de Cologne aussi de ces pays-ciet d’autres seigneurs Ostfaliens. Le tout revu et augmenté sur des Manuscrits ». Jbid.

6. Anciennes chroniques de Halberstadt, d’Hildesheim, de Verden, de Minden, toutes inédites. Zb1d. ;

7.«Je désirerois quelque ancienne vie d’Haymon Evesque d’'Halberstadt, d’Auselm Evesque de Havelberg, de Hugues de $. Victor originaire aussi de notre pays. et qu’on.croit avoir esté des comtes de Blanckenbourgh. J’ay reveu l’ancienne Chronique des Guelfes sur un Mst., et j'en ay eu une autre de la Bibliothèque de l'Empereur. » Et à cause de la parenté des marquis d’Este et des Guelfes, «je souhaiterois qu’on put trouver la vie de Conrad Evesque de Constance de la famille de ces vieux Guelfes qui passe pour saint. » Il possédait la vie de Mathilde par Domnizon «revue sur un tres ancien Ms. du Va-

termes, les écrivains servant à illustrer l’histoire du Brunswick, des Guelfes, de la maison d’Este, embrassant la Basse-Saxe, la Haute-Allemagne et l’Italie (1).

Ce recueil devait être composé de « pieces latines faites avant la Reformation (2). » Leibniz, qui avait compris qu'avant de s’aventurer dans le détail de l’histoire qu'il allait écrire, il était nécessaire d’en fixer les sources (3}, fit accepter, aux conférences d’Engessen (avril 1705) (4), le principe des Seriptores Brunsvicensia illustrantes, en montrant combien il serait glorieux pour la maison de Brunswick et difficile pour les autres maisons princières d'Allemagne de réunir les éléments de leur histoire, comme lui-même l’avait fait en rassemblant les documents de Haute et Basse- Allemagne, d'Italie et d'Angleterre, de France et des Pays- Bas, afin d'illustrer l’histoire des princes d’Este, des Guelfes, des ducs de Brunswick anciens et modernes, dans une collec— tion rappelant celle des historiens de France, d'Angleterre, d’Espagne, de Normandie, deBohêmeet du Nord(5). Aussitôt ceprojet approuvé, il fitcommencerlimpression du recueil (6).

tican, qui paroit autographe. Je desire la vie d’une certaine Ste Beatrice d’Este.

Jajonteray aussi un certain Otton Morena imprimé en Italie, contemporain de Frédéric L... qui parle amplement de Henri. le Lion progeniteur de nos Ducs et en fait meme le pourtraict. Ce livre n’estant presque pas connu surtout en Allemagne. » Zbidem.

1. « Molior opus Collectionis scriptorum res Brunsoicenses, Guelficas, Estenses illustrantium. Inde ex nostris regionibus, sed etiam ex Italia et superiore Germania (ubi olim Guelf) auxilio corrogo…..Non ita adstringor Brunsvicensibus, ut non res vicinarum regionum admittam, quæ nostra utique illustrant. » Lettre à Jean Fabricius, 24 mars 1704. Korrx.,t. I, p.96 (Durexs, t. V,p. 267).

2. « Peut estre qu’il seroit à propos de donner un jour un volume de pieces Historiques anciennes en Allemand, mais faites aussi avant la reforme. » Lettre à Pfeffinger (corr., fol. 136 vo), s. d. (après le 12 avril 1704). Cf. lettre à Magliabechi du 12 août 1704. Epistolæ, p. 104-5 (Durexs, t. V, p. 133).

3. « Die historischen Brunsquellen. » Lettre s. a. n. d. (à Bernstorff, 17 février 1708). Dæœgner, p. 31. « Zum fundament und beweiss der Histori. » Lettre aux ministres de Hanovre et de Wolfenbüttel, 28 mars 1708. ]In.,p. 32. 4. Dans la lettre à Bernstorff du 15 février 1704 (Z. f. h. V, d. N. 1884, p. 209), il écrit : « si V. E. trouve à propos d’en parler à Engussen dans la conference prochaine, je ne doute point qu’on ne l’agrée. »

5. Seconde lettre citée pl. haut, n. 3, et lettre à Bernstorff du 9 décembre 1709. DŒBNER, p. 48. Dans la lettre citée-à la note précédente, il dit que «tout estant reglé, on pourra commencer lPimpression, avant la fin de l’hiver. » Le 11 octobre 1704, Eckhart écrit que Fürster comptait commencer l’imprestion après Pâques de l’année suivante. JV. A. TRS MC PEAPEUMINE SD 206:

6. D’après une lettre à Th. Smith (corr., fol. 78) du 10 juillet 1705, il était

À ce moment, Leibniz avait à sa disposition un certain nombre d'ouvrages imprimés et de manuscrits (1). Outre les écrivains grecs et latins qui avaient parlé le plus anciennement de la Germanie et de la Saxe, de Strabon à Widukind, il trouvait déjà bon nombre d'auteurs dans les colleetions d'écrivains allemands ou étrangers. Il avait, par exemple, dans Reinecke, les annales de Charlemagne du poète saxon, la chronique de Ditmar (2); dans Surius, la vie de saint Bruno (3); dans Pistorius, la chronique de sainte Egide de Brunswick (4); dans Canisius, la vie de sainte Adélaïde et la chronique de Weingarten (5); dans Lindenbrog, les lois des Angles et des Warins, un poème sur Vicelin, évêque de Lubeck, et la chronique des Slaves d’'Helmold et d’Arnold (6); dans Brower, les vies de saint Meinwerck et de saint Godehard, évêques de Paderborn et d’'Hildesheïm, et la translation à Hildesheim des reliques de saint Epiphane (7); dans Jean-Henri Mader, l’histoire des Empéreurs de Henri Ier à Henri V, une ancienne chronique des ducs de Brunswick et de Lunebourg, une compilation allant de Charlemagne à l'année 1410, la chronique de

déjà sous presse. (A me nuga quædam scriptorum medii ævi pro parte ineditorum nunc protruduntur, quibus Historia Bruasviensium principum nonnihil illustrari possit. » Lettre à Cuper, 31 juillet 1705. Ms. original cité. Cf. la fin des Considerations sur le. Principe de Vie, 1905. Geur., Phil., t. VI, p. 546 note (DurTens, t. II, p. 45) citée aussi dans Part. Le1BNiz de la Bean Firmin-Dipor.

1. C’est sans doute pour préparer sa collection, qu’il réunit les titres des autres recuzils semblables sous les titres : « Editores operum Historicorum » et « Collectiones potissimæ Historicorum Medii imprimis ævi.» Ms. XII8 713b, fol. 49 et 149. : -

2. Scriptores rerum germanicarum, 1577-81. Cf. SS. BB., t. I, n° var et xxvIIr, préf., fol. b ete v° (Durews, t. IV,-part. 2, p. 22).

3. De probatis sanctorum hustoriis. Cologae, 1570-75, t. V (12 octobre). CE. SS. BB:, t. I, n° xxrr, préf., fol. c2 v° (DuTENS, p. 14).

4. Rerum germanicarum scriptores. Francfort, 1583. CF. :SS. BB., t. ITX, n° . prétp419;

. Ouvr. cité pl. haut, b. CONS ICT ESS MB BND OP EExT EL LV pret. fol. c2voet h (Durens, p. 13 et 29).

bo. Scriptores rerum Germanicarum, septentrionalium. Francfort, 1609 (rééd. par J.-A. Fabricius à Hambourg, 1706). Cf. SS. BB., t. I,.n° uni, préf., fol. k voett TT pret up. 01.

7. Sidera illustrium et sanctorum virorum. Mayence, 1616. Cf. SS. BB., NE Sue le vI pret. Lol cave 'et 120

Dietrich Engelhus et le catalogue des prévôts de Goslar (1); dans la collection de Henri Meibom jeune, les histoires de Widukind, d'Albert IT, évêque de Halsberstadt, le résumé de l’histoire de Gandersheim par Henri Bode et la chronique de l’église de Hameln par Jean de Polda (2); dans du Chesne, les annales d’Hildesheim de 714 à 1138 (3); dans les Acta Sanctorum bon nombre de vies, dont celles d’'Ezon et de sa femme Mathilde, de saint Godehard et de saint Suibert (4). Il avait aussi des ouvrages publiés séparément comme une édition sans date du récit de la guerre entre la ville de Brunswick et ses deux ducs Henri en 4492 (5), la chronique peinte de Brunswick par Conrad Bothe (6), Widukind de Corvey (7), la chronique rythmée des princes de Brunswick (8), la chronique des Slaves (9), la vie de Mathilde éditée par Gretser (10), les différends des marquis d’Este par Gérard Mauris édités en Italie en 1636(11), les annales de Corvey publiées par Paullini (12), et l’histoire de l’église de Goslar donnée en 1706 par J.-M. Heimeccius (13).

Leibniz avait de plus un certain nombre. de manuscrits soit inédits, soit servant à compléter et à reviser les éditions précédentes. Il tenait, par exemple, du P. Gamans la vie de sainte Mathilde(14), il avait trouvé dans les papiers de

1. Antiquüates Brunsvicenses, Helmstædt, 1678. Cf. SS. BB., t. I, n° Liv, préf:, fol. het t. II, nos ri, x, xL et XLI, préf., p. 4, 12, 46 et 54. 2. Rerum Germanicorum Tomi tres. Helmstædt, 1688. Cf. SS. BB., &. I, n° xv, préf., fol. b 2 vo et t. II, n°s xvi, xxviret xLi, préf., p. 16, 30 et 46. Se He Francorum scriptorum tee Paris, 1636-49 (t. III, p. 504-39). CESSER BEMCRLEET OESEN AID TE MOINE:

4. AA. SS. des 21 mai, 4 mai et 1er mars. Cf. SS. BB.,t. I, n° xxvir, préf., fol ed Ve TETE no RTE CAD rép 225 BASS EDP AIN ISTADTÉ ED 18:

6. Ed. à Mayence chez Pierre Schæffer, 1492. Zd., t. III, n° xrv, préf., p. 10. 17. Ed. à Bâle, 1532. 1d., t:1, n° xvr, préf., fol. c. 8. Ed. à Francfort, 1561. Zd., t. III, n°1, préf., p. 2. 9. Ed. en 1581 à Francfort par Reinecke, rééd. à Lubeck en 1659 par H. Baugert et en 1702 par Jean Moller. Zd.,t. II, n° xLv, préf., p. 51. 10. 7d.; t. I, n° xx, préf., fol. g° (Durens, p. 28). da Zd;, t Il, n° vi, préf., p. 6 (DUTENS, p. 35). DOTE NAT ARS DrÉ AD 26e DISbaut ip 05 MR 45: Ièe te I, HET pré. pue 14. V. pl. haut, p. 16, n. 6.

Hoffmann une partie du de reformatione de Jean Buseh (1): le P. Papebroch lui avait procuré le Ditmar complet et Mabillon une chronique de Saxe (2); il avait rapporté de Vienne des mémoires sur les Guelfes et une généalogie des ducs de Bavière, le catalogue des Papes d’Augerius de Biterris (3), de Rome la collation de la vie de la comtesse Mathilde par Domnizon avec les gravures du temps (4). A Hanovre même, le chancelier Hugo lui avait communiqué une Chronique de la ville (5) et Feller le poème de Guillaume d’Apulie (6), dont l'édition était très rare; lui-même alla chercher ou se fit copier à la bibliothèque de Wolfenbüttel de nombreux manuscrits (7), entre autres la vie de saint Ludger, la chronique du monastère de Stedeburg, l’histoire de la fondation de l’abbaye de Mont Sainte-Marie près d’Helmstædt, la chronique du monastère de Marienrode, la chronique versifiée des princes de Brunswick, les poésies de Dietrich Block, médecin de Brunswick et d’Hildesheim vers la fin du xve siècle, et la chronique de Dandolo tirée des manuscrits de Gudius (8). Il se fit également communiquer des manuscrits de l’Université d’Helm- Stædt par le bibliothécaire van der Hardt (9), entre autres la translation des reliques de saint Auctor dans le pays de Brunswick, l’ouvrage complet de Gervais de Tilbury et l’histoire de Henri le Lion par Godeschale (10); le prieur du monastère d’Helmstædt lui fournit

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