Lettre du 44 mars 1716. FBDER, p
9. Lettre à Bonneval, 4 avril 1716. In., p. 452 et 447-8 note.
10. Il est faux que Leibniz « figura parmi les négociateurs de la paix d’Utrecht ». G. BLonpez, Histoire générale (LAvisse et RamBauD), t. VAE p. 580. Brucker, Vita Letbnütu, $ xXx11 (Durens, t. I, p. xcrv-v), dit qu’il donna à l'Empereur sur cette paix un avis qui plut tellement qu’il en reçut un subside de 2.000 florins avec le couvert à la cour. Il y a là sans doute une confusion avecson traitement comme conseiller aulique, car Leibniz n’en a jamais parlé.
11.Sur l'importance de ce projet, v. FOUCHER DE CareiL,t. VI, p.xXXVI-XXXI,
avec l’histoire et auquel s’intéressait Charles VI. Lors de son voyage précédent, Leibniz, rappelant le projet du Collège historique impérial, avait montré qu’une société du même genre pourrait, entre autres travaux, composer une Germania sacra, à l'exemple de l’/talia sacra d’Ughelli, réunir les conciles de l’Allemagne, les droits, les lois et les constitutions de l’Empire, les diplômes et les écrivains inédits de l'Allemagne, composer des généalogies et finalement des Annales imperii à limitation de Baronius (L} Dès son arrivée, il paraît y avoir de nouveau pensé: il répéta presque textuellement ce projet, en proposant, cette fois, de fonder une société impériale allemande et en ajoutant à l’étude de l'histoire le développement de la langue allemande (2). Bientôt, il présenta le plan d’une société à la tête de laquelle eût été l'Empereur (3) et qui aurait compris, entre autres membres, le bibliothécaire Gentilotti et l’antiquaire Heræus (4); un peu plus tard, Charles VI parait avoir fait dresser par le chancelier Schlick un projet d’Académie dont Leibniz aurait été le directeur (5). Cette Académie ressemblait à la société des sciences de Berlin en ce qu’elle avait trois classes de même nom (6); mais elle en différait en ce que la classe littéraire était la première et la plus importante, comprenant ce « qui regarde l’histoire, la géographie, le blason, le droit des gens et publie, la philologie ou les langues, les antiquitez avec les medailles et inscriptions, les Manuscrits et les diplômes (7) »; d’ailleurs
d’après la communication qu’il avait faite lui-même à l’Académie de Vienne en octobre 1857. Sb. d. W. A.,t. XXV, p. 1295.
1. Lettre à Hôrnig s. d. (avant le 9 juin 1709). Krorp, À. f. üst. Gesch., p. xx, p. 210-2 (Foucner DE CaReir, t. VII, p. 268-72).
2. Mémoire du 23 décembre 1712. Ip., p. 217-22, cité en partie par Couru- RAT, p. 528, note 3.
3. Soctetatis imperialis Germanicæ designatæ schema. Kiopp, À. f. Ost. Gesch., t. XL, p. 222ss. (Foucner DE Care, t. VII, p. 298 ss.).
4. Lettre à Charles VI s, d. (fin mars 1713). In., p. 228 (Sb. d. W. 4.,t. XX, De279)