Ms. franç
matique de Mabillon (1), qui le lut et le passa à son collègue, le P. Tournemine, directeur du Journal de Trévoux (2); celui-ci, poussé par le Régent (3), en fit une critique, dirigée surtout contre l'autorité d’Ermold le Noir et du géographe de Ravenne (4). Leibniz aurait désiré que l’Académie des Inscriptions vit son ouvrage avant que Tournemine n’en parlât (5); déjà il avait jusqu’à un certain point l’approbation du P. Lelong (6), mais il demandait un avis plus circonstancié et surtout celui «de Messieurs de l’Académie des belles lettres où inscriptions », particulièrement de Baluze, de Montfaucon (7) et de Huet (8). Il répondit en 1716 au P. Tournemine en s’efflorçant de réhabiliter ses deux auteurs et de prouver que les Gaulois étaient issus des Germains (9). En Allemagne, Nicolas Jérôme Gund- Ing, professeur à l’Université de Halle (10), fit à l’interprétation du géographe de Ravenne et à la préface de la loi salique des objections (11) auxquelles Leibniz répondit ‘dans la première partie de l’année 1716 (12). Il récla-