Réponse du 17 août. Ip., p
le Laboureur parlait « comme de quelque chose de considérable (1) ». Quand l’archiviste lui apprit qu’il allait faire un voyage en Lunigiane et en Toscane, où il croyait voir le berceau de la maison d’Este, il demanda à Leibniz des détails sur le passage du Laboureur, s’informa des papiers des Malespines (2) et rapporta desa tournée, surtout sur les marquis Adalbert de Toscane, quelques documents qui confirmaient l’origine bavaroise des ancêtres de la maison d’Este. Sur le point de‘publier l’histoire de cette maison, il projeta un autre voyage dans le Nord-Est de l'Italie et demanda la recommandation du roi d'Angleterre auprès des républiques de Venise et de Lucques (3). Leibniz fit part de ce vœu au principal ministre de son maître (4), qui allégua la jalousie des Italiens contre Modène (5), mais fit envoyer par George [er au doge de Venise la lettre demandée par Muratori (6). Il en profita pour pousser celui-ci à aller à la Vangadizza revoir le nécrologe, les cartulaires et les épitaphes des princes d’Este (7). Muratori promit de s’y rendre (8), parcourut tout le Nord-Est de l'Italie, ramassa sur l’histoire de ce pays beaucoup de documents qui devaient entrer dans ses futures collections, mais n’alla pas à la Vangadizza et ne trouva sur la généalogie de la maison d’Este que quatre diplômes du début du xr° siècle, dont deux donnaient le nom de la femme du premier Azon, Adèle (9). Leibniz, qui aurait voulu obtenir davantage, le
. Lettre du 8 juillet 4713. In., p. 19% (Durens, t. IV, part. 2, p. 100). . Lettres du 14 avril et du 12 juin 1714. Ip., p. 208 et 211. . Lettre du 19 décembre 1714. Ip., p. 212-4.
4. Lettre à Bernstorff s. d. (avant le 27 février 1715). Corr. de Muratori, fol. 467.
5. Réponse du même, 5 avril 1715. DœBNer, p. 111 (FEDER, p. 233 et KLoprp,t. XI, p. 36). Cf. lettre à Muratori, 16 mai 1715.
6. Rescrit du 31 mai/11 juin 1715. Corr. de Muratori, fol. 386.
7. Lettres des 27 février et 7 août 1715. Camporr, p. 215-6 et 218 (DurTens, p. 102-3).