Lettre du 8 août 1715. In., p
9. Il était allé à Crémone, Lodi, Milan, Brescia, Vérone, Vicence, Padoue et Venise. Lettre du 31 octobre 1715. In., p. 227-9. Cf. réponse du 28 novembre, p. 235 (Durens, p. 107) et lettre à Muratori du 20 décembre. Z. d. À. V.f. N. 1890, p. 164-5. — De ce voyage devait sortir les Antiquitates Italii medit ævi, Milan, 1738-42, 4 vol. in-folio.
poussa à visiter les archives des Malespines à Massa, en lui envoyant l'extrait de l'ouvrage du Laboureur (1) et lui fit donner par George IT une recommandation générale au grand duc de Toscane pour rechercher tous les documents capables de « donner de grands éclaircissements touchant l’origine de la maison de Brunswick (2) », mais Muratori, qui, à ce moment avait à se plaindre de lui, n’en profita pes.
Dans l'été de 1715, .celui-ci avait, en effet, envoyé à Leibniz une copie du manuscrit de ses Antiquités d’Este, en lui demandant ses observations (3); Leibniz lui fit parvenir l’année 960 de ses Annales, contenant la généalogie des princes d’Este (4). Après avoir «voulu prendre au plutôt une connaissance sommaire » de l’ouvrage, Leibniz en fit la critique. Il reprocha à Muratori de n’avoir pas mentionné ses découvertes, de différer de lui « sur des points capitaux », notamment « à l’égard du point de la Nation » des ancêtres d’Azon (5). Muratori, qui louait les Annales, mais n’en admettait pas les conjectures généalogiques (6),réclama son ouvrage dont il composait alors l’appendice (7), accorda à son correspondant l’origine bavaroise des marquis, mais refusa d'admettre l'identification des fils d’Obert IT (8). Leibniz essaya de le persuader, mais ne parla pas de lui
1. Lettres du 30 janvier et 2 juillet 1716. CAMPORI, p.244 et 282-3 (DUTENS p. 110 et 112).