‹ Leibniz HistorienChapitre 346 sur 854 · Lettre de Muratori, même date. In., p · texte numérisé non relu

Lettre de Muratori, même date. In., p

mais l’aceusation de plagiat avait porté en Angleterre et en Italie (1). À son tour, Muratori répondit aux critiques de Leibniz que celui-ci ne le citait « le plus souvent » que pour des minuties, qu’il ne pouvait accorder les points en litige, l'identification d’Albertus et d’Azo et celle des trois frères; il l’avertit que, s’il ne recevait aussitôt son manuserit, il en ferait faire une nouvelle copie pour l’impression (2). Leibniz répliqua que Muratori ne rendait pas justice aux recherches que lui-même avait faites pour ses maîtres ou ne les faisait pas suffisamment ressortir (3). Il insista auprès du duc de Modène sur la nécessité de retarder l’ouvrage de Muratori et de voir, en attendant, les archives des Malespines (4); mais le duc s’en remit à son archiviste (b),qui ne voulut naturellement pas s’exécuter (6).

4. Lettres de Guicciardi au due de Modène, 24 avril 1716. In., p. 263-4, et de Muratori à Riva du 22 mai 1716 citée plus haut, p. 306, n.3. Cf. WeGEtE, p. 643, n. 3. On pourrait presque retourner contre Muratori l'accusation de plagiat: d’après Reumonr, p.219, Pompeo Litta pense que Muratori a trop copié Leibniz pour la généalogie d’'Este. Il s’agit sans doute de la biographie de Muratori dans les Famiglie celebri italiane, Milan, 1819 ss. De même, à propos de l'édition d’Arnulf de Milan citée plus haut, p. 267, n. 9, Muratori croit que c’est de lui que Leibniz a connu l'existence de ce manuscrit et des trois frères de la famille d’Este, ce qui est doublement inexact. V. plus haut, p. 178, notes ARa 6:

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