Lettre du 11 mai 1716 citée plus haut, DAME
8. « Je travaille fort et ferme à mon histoire qui m’occupera bien avant encore une bonne partie de l’année qui vient. » Lettre à Caroline s. d. (après le 2 octobre 1716, puisqu'il y est question du diplôme d’Othon II citée plus haut, note 1). KLopp, t. XI, p. 189.
minaires (1) et à imprimer l’ouvrage entier qui, dans sa pensée, devait former deux volumes in-folio renfermant de nombreuses gravures (2).
Depuis longtemps, Bernstorff avait fait demander à un Hibraire de Lunebourg « des échantillons de caractères latins de son imprimerie (3) » pour les Annales. Leibniz se préoccupait surtout des gravures : il en voulait de deux sortes, les unes reconstituant des scènes historiques, faites par des artistes sur la simple indication du sujet, les autres représentant des cartes et des fac-similés de documents faits sous les yeux de Leibniz même, par un ouvrier qu’il aurait chez lui (4); plus tard il pensait y ajouter des tableaux généalogiques (5). La cour de Hanovre lui conseillait de faire exécuter les premières à Leipzig, les secondes à Ha-
1. Il s'occupait toujours de rassembler les matériaux (cf. plus haut, p. 314, n. 1); «Je travaille à des recherches Historiques sur les antiquités Scythiques et Russiennes ». Lettre à Golofkin, 10 mai 1715. GUERRIER, p. 834; le 11 septembre 1716, date d’après la lettre de Dangicourt citée qui doit être celle de Korru., t. III, p. 283 ss. (Durens, t. III, p. 499), il parlait des Cimbres à la Croze et lui demandait son avis touchant ses « conjectures sur l’origine des peuples parues daans les Miscellanea. » Kortx., t. I, p. 450-1 (Du- TENS, t. V, p. 517).
2 « Bina erunt volumina, in folio forma, ut vocant, tabulis æneis veterum monumentorum, documentorum, sigillorum, numismatum ornata.» AA. EE de 1717, p. 361 (EcrkHaART, Coll. etym., t. I, p. 62; Durens, t. IV, part. 2, p. 78; PERDAMEST De NTM)
3. Lettre de Stern à Pfeffinger (corr., fol. 277-8), s. d. (envoyée à Leibniz le 13 février 1716). :
4. À la suite du passage cité plus haut, p. 314, n. 2, il écrivait à Bernstorff : « Cependant il serait temps de penser à faire des tailles douces. Il y en aura de deux sortes, les unes demanderont de la beauté, et les autres seulement de l'exactitude. Les premières doivent être faites par de grands maîtres, et il faudrait leur en envoyer seulement les projets ou sbozzi , d’autres seraient par exemple quelques cartes des pays à l’antique, quelques anciennes médailles, quelques vieilles descriptions, quelques: vieux caracteres d’écriture ou essais d'anciens diplomes, quelques anciens sceaux, et les gravures devront etre faites coram nobis et sous nos yeux, car on demande representation fidele du fait. Et je souhaiterois que pour cela on arretat icy pour quelque temps un graveur exprès. Il m'est venu dans l’esprit que l’homme à.la grande medaille (qui est graveur de profession) y seroit peut-etre propre. Car c’est un homme diligent ct laborieux. On pourroit luy donner une pension mediocre, et luy accorder quelque chose à part pour son travail. Mais il faudroit que V. E. le fit mieux examiner, s’il est encore en Angleterre. » Sur ce graveur, v. plus bas, p. 318, n. 8.