D OX & © N
contingent est-elle imparfaite : elle reste toujours confuse et ne devient jamais claire et distincte (1).
Les vérités de fait ne sont,en quelque sorte, qu’une partie des vérités nécessaires : c’en est, pour ainsi dire, une espèce ou plutôt un entrecroisement,car elles résultent d’une combinaison des possibles compatibles entre eux : ce*sont les compossibles (2). Leur « principe est la convenance ou le choix du meilleur » par Dieu (3), source « des vérités nécessaires par son entendement et des vérités contingentes par sa volonté (4).» Aussi, bien qu’elles ne soient pas nécessaires au sens propre du mot, c’est-à-dire telles que «ie contraire est impossible ou implique contradiction », elles ne sont pas indéterminées dans leur production: elles sont d’une réalité hypothétique, tandis que les vérités de raisonnement sont d’une nécessité absolue (5); on dit encore que les premières sont d’une nécessité morale, tandis que les autres sont d’une nécessité métaphysique ou géométrique, parce que celles-ci «se peuvent démontrer absolument...d’unemanière incontestable: les autres se peuvent démontrer moralement(6).» Aussi, les unes sont d’une certitude métaphysique ou absolueet les autres d’une certitude morale ourelative(7), car l’histoire ne peut avoir la certitude des sciences démonstratives (8).
infinitis pendent circumstantiis, per finita M ONEs RE non possunt. » Lettre à Jacques Bernouilli, 3 décembre 1703. (GEHR., Math., t III! p. 88.