V. plus bas, chap
9. D’après une lettre s. d. (après le 30 novembre 1697) à van der Hardt {corr., fol. 148), Leibniz avait poussé les PP. Bouvet et Grimaldi à faire connaître l’histoire de la Chine et à donner des éditions critiques de leurs auteurs. Pour les textes arabes, v. lettre de Th. Burnet, 24 août 1697 (v. st.). Geur., Phil, t. II, p. 216 (Durens, t. VI, p. 262).
AU
CS
théologique, encore en usage au xvii siècle (1) et que cependant il connaissait bien (2). Dès sa jeunesse il a distingué l’histoire ancienne, l’histoire du moyen âge et l’histoire moderne (3). Le mot et le concept de moyen âge, qui devaient être vulgarisés en Allemagne par l’Aistoria medii ævi de Cellarius en 1688 (4); y existaient au moins depuis le commencement du siècle, où il avait été employé par Canisius (5); peut-être même y était-il beaucoup plus ancien. Leibniz, qui le connut sans doute à l’Université de Leipzig (6), l'employa naturellement pour désigner la période intermédiaire entre l'antiquité et l’époque moderne: il appelle « moyens » les hommes qui vécurent dans cette période, par opposition aux anciens et aux modernes (7); il nomme même (antiquité moyenne » la première partie de cette période (8), que nous appelons aujourd’hui haut ou pré-moyen âge. D’ordinaire il traduit en français par Chistoire moyenne » le latin media historia (9), correspondant aux expressions histoire ancienne et histoire moderne;
cependant il emploie aussi le mot français de « moyen âge (10) ».
1. WACHLER, t. ITT, p. 310: WEGELE, p. 481-3 et BERNHEIM, p. 74-76.