Mémoire de 1694, $ 16-18. KLopp, t. XD
#. « Quo (Cosmogaphiæ) pertinet Chronologia, Historia universalis et certarum regionum, nationum, Statuum, generum vitæ, etc. (sic). » Nova Meth., pars I, $ 39. Durens, t. IV, part. 3, p. 179.
5. « Illa vero præclara prorsus observatio est, quam immune literæ tuæ, diversas plane ac separatas historias esse locorum (Geographia) ; temporum (Chronologia); hominum (vitæ): Jamiliarum (genealogiæ); Rerum publicarum (Historia politica); éncrementi artium et scientiarum (Hteraria..….). Religonum (Ecclesiastica) : migrationes gentium, mutati habitus corporum, animorum et historias animalium, stirpium, siderum (naturalis); sic tamen, . ut omnes, velut partes unius historiæ universalis, ordine temporum deductæ esse videantur, qua sola omnes omnium caussas inter se et cum universo connectit, demta historia naturali specierum, quæ sibi perpetuo similis est, nec ut historia systematis a temporam tractu pendet, Historiam vero syste-
cipales divisions de l’histoire; nous les examinerons dans ün ordre méthodique suivant le temps, l’espace, les matières et la nature des faits traités.
Leibniz a toujours distingué l’histoire des temps ou chronologie et l’histoire des lieux ou géographie (1). L'histoire des temps est universtile ou particulière (2). L'histoire universelle, ou histoire générale, qu'avait réclamée Bacon (3), a toujours eu la sympathie de Leibniz (4). Il appréciait, pour l’étudier, les tableaux de Boxhorn, édités par son maître Bose (5), l’histoire de Sethus Calvisius qu'il avait étudiée tout jeune (6) et les ouvrages plus savants de Petau, d’Alsted et Labbe (7); mais il en rêvait de plus complètes encore. Pour la constituer, il ne se contentait pas, en.effet, de l'histoire des Grecs et des Romains,il voulait y ajouter celle des peuples de l'Orient et même de l'Extrême Orient, des Chinois aussi bien que des Arabes (8), deux péuples dont il s’attachera à faire étudier l’histoire d’après les textes(9).L’histoire particulière était divisée en trois grandes sections, correspondant à l’antiquité, au moyen âge et à l’époque moderne.
Leibniz se représentait ces divisions d’une manière assez exacte etsurtout assez nouvelle. Jamais,en effet, iln’a suivi le système des quatre grands empires, celui des Assyriens, des Perses, des Grecs et des Romains, système d’origine
matis universi Ephemerides Astronomorum tradunt. » Lettre à Bose du 26 septembre 1670, citée plus haut, p. 5, n. 8.
1. Dès 1669. CouTuraT, Opusce., p. 169; l’année suivante, v. note précédente: vers 1671, v. plus bas, p. 346, n. 1. k . Même passage de 1671. Korra., p. 268 (DUTENS, tbrd.).
. De Augmentis scientiarum, Ch. vint. Cf. WEGELE, p. 476-7.
. Passage de 1669 cité plus haut, note 1. Nova Meth., pars 1, $ 33 et 39. . V. plus haut, p. 5, n. 7.
. V. plus haut, p. 2, n. 1.
. Pensées sur l'encyclopédie d’Alsted, 1671, et lettre à Driesch,4 juin 1716. rrH., &. III, p. 268 ett. IV, p. 165 (DuTEns, t. V, p. 184 et 446).