Idea, citée plus haut, n
9. Nova meth., pars 11, $ 40, p.196; Idea, FeLrer, p.135 (Durens, t. V,p. 212).
8.En 1698, le CLerc dans son Histoire universelle (trader franc. de 1730, p.2),
On ne trouve pas chez lui, pour l’histoire, de divisions aussi nettes dans l’espace que dans le temps. L'histoire des lieux est lagéographie ancienneet moderne, a-t-1l dit(1),et il y à parfois ajouté la géographie moyenne ou du moyen âge (2), en établissant des divisions de la géographie historique, correspondant exactement à celles de la chronologie (3). Il a aussi partagé la géographie, comme l’histoire, en deux parties, la géographie naturelle et la géographie civile (4), l’une concernant la terre elle-même, l’autre les hommes. La première est la géologie, qu’il a fondée (5); ilest curieux qu’en retraçant les étapes de la formation du globe il n’ait jamais dit que c’était l’histoire de la terre, au sens propre du mot.
Cependant, en dehors de la géographie, on peut trouver chez Leibniz des divisions de l’histoire correspondant à l'espace. Dès 1670, il comprenait dans l’histoire universelle les histoires des individus, des familles, des Etats, et des races humaines (6); plus tard, à côté des grandes divisions de l’histoire universelle, il plaçait l’histoire des grandes nations (7); vers la fin de sa vie il distinguait l’histoire universelle, l’histoire locale et la biographie (8). Il a luimême pratiqué ces différentes formes de l’histoire : il a écrit, sous le nom de Personalia, les biographies des princes de la maison de Hanovre (9), rédigé plusieurs fait aller l’histoire ancienne jusqu’à Charlemagne; Cellarius arrêtait le moyen âge à 1453. WeGeLe et BERNHEIM, L. c.
1. « Historia locorum est Geographia tum vetus tum recens. » Pensées sur l'encyclopédie d’Alsted. Korru., t. IIT; p. 269 (Durens, t. V, p. 184). Cf. COUTURAT, p. 570-1.
2. Lettre à Basnage s. d. (12/22 Septembre 1692). FEeper, p. 52.