V. plus haut, pp. 41-42, 168-9 et
vies de savants, comme celle de son ami Jacques Bernoulli (1), il à travaillé plus d’un quart de sièele à l’histoire locale du Brunswick et essayé d’organiser celle du Brandebourg (2); il n’a cessé de réclamer pour l'Allemagne une histoire nationale et s’est efforcé d'y contribuer par le Collège impérial et dans ses différents projets d’Académie (3); on a pu reconnaître en lui un représentant de l’histoire de Hanovre aussi bien que de l’histoire de l'Allemagne engénéral (4); enfin, il a toujours tendu à écrire l’histoire générale du moyen âge (5).
Outre ces divisions empruntées au temps et à l’espace, Leibniz en trouvait dans les matières diverses de lhistoire. Il distinguait dès 1670 l’histoire politique et lhistoire ecclésiastique (6); plus tard, il énumèrera encore l’histoire des migrations des peuples, des insignes, des rites, des funérailles, des pompes, l’histoire navale et militaire, l’histoire des dignités et des gouvernements, du commerce, des finances, des spectacles, des prodiges, des rites, des monnaies, des inscriptions et enfin l’histoire littéraire (7).
Parmi ces différentes histoires, cette dernière paraît être celle qui lui tenait le plus au cœur; c’est, du moins, celle dont il parle le plus souvent, qu’il a le mieux définie et pour laquelle il à peut-être laissé le p us de matériaux dans ses ouvrages non historiques et surtout dans sa correspondance. L'histoire littéraire, dont le nom lui vient de Bacon (8), apparaît dans les œuvres de Leibniz dès sa vingtième année (9) et, dès lors, y revient sans cesse. Dans sa définition la plus compréhensive, il renferme à la fois Phistoire
1. Vita et obitus oiri celeberrimi Jacobi Bernoulli. AA. EE. 1706. Genr., "Math., t. IV, p. 288-92 (Durens, t. IV, part. 2, p. 280-3).