WiLp, art. Cité, p
4. G. Monop, art. cité, Reo. polit. et lutre, 9 décembre 1905, p. 744-5.
5. WacuLer, t. Ilt, p. 257-8. Sur la méthode d'enseignement de A.-H. FRancke à Halle, v. PAULSEN, t. I, p. 550.
6. Le 4/14 août 1683, il écrivait au landgrave Ernest : « Je tiens aussi que les Allemands sont trop adonnés aux études... Surtout en Allemagne cette folie de vouloir tousjours faire estudier les enfans regne encor au grand prejudice du public, au lieu qu’on en est presque gueri en France...:nos jeunes gentilshommes croyent d’avoir fait quelque chose, quand ils reviennent d’une Université. » RomMEL, t. I, p. 351-2. Le 24 novembre 1692, il parle à Ciampini (corr., fol. 16-17) du projet de fondation de l’Université de Halle par l’électeur de Brandebourg,« quanquam.… potius laboremus earum numero in Germania quam ut augmentum requiremus. Est quoddam apud nos studiorum intempertes, non sine contentu literarum et detrimento Reipublicæ.Ita enim plurimis juvenibus honesta ratio aperta est nihil agendi, id est male agendi, dum studiis operam dare creduntur. »
ment de l’histoire dans le duché de Brunswick en proposant pour l’Université d'Helmstædt, — après avoir tenté de la diriger et d’y organiser les études historiques (1) — de bons historiens comme Tentzel (2), la Croze (3), Eckhart (4), peut-être Hahn (5), dont il connaissait les travaux, qu'il avait formés à la méthode ou encouragés dans leurs études. Il essaya même de transporter cet enseignement à Hanovre. L'Académie équestre de Berlin, qui comprenait des professeurs d'histoire, ayant été supprimée par Frédéric-Guillaume Ier, Leibniz conseillait au gouvernement de George Ier d’en établir dans sa capitale une du même genre où l’on pourrait non seulement élever des Allemands, mais encore faire venir de jeunes Anglais (6); nous ignorons si ce projet fut mis à exécution (7).
Outre l’action qu’il exerçait ainsi sur le haut enseignement, Leibniz aurait voulu faciliter l’étude de l’histoire pour tout le monde. Il savait qu’un enseignement, pour être fécond, doit être avant tout agréable et qu’en l'espèce on arrive à le rendre tel par l'emploi de cartes géographiques et de tableaux historiques (8); aussi appprouvait-il «même les livres d’amusement » dont on peut se servir « pour enseigner même les arts et les sciences d’une façon qui excite la mémoire agréablement, suivant la méthode la plusancienne,