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V. plus haut, p. 228, n

5. Hahn (corr., fol. 5-6), le 2 août 1716, avait prié Leibniz de le recomman— der à la chaire d’Helmstædt; peut-être le fut-il, car il succéda à Eckhart, en 1717. ;

6. Lettre à Bernstorff. 13 septembre et octobre 1715. Dœgner, p. 131, et FRDER, p. 229-30. D’après une lettre à Antoine-Ulrich du 30 septembre 1712, on y enseignait l’histoire universelle en général et l’histoire moderne, surtout celle d'Allemagne. Z. d. h. V. f. N. 1888, p. 213. — Dès le 6 mai 4680, Leibniz avait proposé à Ernest-Auguste d’en fonder une à Hanovre, qu’il aurait luimême dirigée. Kzopp, t. V, p. 65, $ 12.

7. Vers la même époque il y avait à Lunebourg un « gymnase équestre », fondé par le duc George-Guillaume. Ann. Imp. 967, $ 31, t. III, p. 205.

8. Nova Meth., pars 1, $ 17 et 29. Durens, t. IV, part. 3, p. 172-8.

qui est de donner les préceptes importants en chansons ou en vers. (1) » Quoiqu'il en eût lui-même beaucoup (2), Leibniz connaissait la vanité de la mémoire,dont le développement exceptionnel est souvent l’apanage des sots (3):eil croyait avec raison que la mnémotechnie excite l’imagination aux dépens du jugement (4). Cependant, comme elle était pour lui une partie de la didactique ou art d’enseigner, il s’efforçait de la eultiver(5) et surtout de la faire cultiver par d’autres. Il indiquait au grand-duc de Toscane, Ferdinand de Médicis, curieux de cet art, un Allemand qui était capable « d'apprendre par cœur... les années de la chronologie et de quelques autres choses utiles et dignes d’être retenues pour toujours (6) », comme les principaux événements historiques, les noms, les dates, et la durée du règne des princes (7).

À ses yeux, les meilleurs moyens de retenir l’histoire étaient les gravures et les vers. Les premières, qui enrichissent « limagination en lui présentant quantité d'idées

1. Mémoire de 1694. KLopp, t. X,p.16(Foucner pr CARgIL, Lettres, p.285).

2. Dans sa vieillesse il savait encore presque tout Virgile par cœur et George Ier l’appelait son « Dictionnaire vivant ». Fonreneze, Eloge (Durexs, &. I, p. Xx).—Lui-même ne convenait pas de la bonté de sa mémoire. « Minima Jactura præsens magis eum affectit, quam maxima præterita quia debilis est memortiaetimaginatio», dit-il de lui dans son portrait. KLopp, t. I, p. xz1v (Perrz, t. IV, p. 174; GunrAUER, t. I, Beil., p. 60; Foucner ne Carr1L, Nouv. lettres, P. 389). C£. lettre à la Croze, 6 juillet 1712. Korn. t. 1, p. 425 (Durens, t. V, p. 504).

3. « Memoria enim stulti nonnunquam ad prodigium valent. » KLorp, TENTIC) l

ä. «Ars mnemonica, quæ forti imaginatione constat, judicio nocere solet. Fateor judiciosos plerumque forti imaginatione carere, » Leibnitiana, $ ax. FELLER, p. 191 (Durens, t. VI, p. 316).

5. Nova method., pars 1, $ 22-23, Durews. t. IV, part. 3, p. 173. Cf. Couru- RAT, Opusc., p. 561. Sur la minémotechnie, v. Ms. IV, vol. VI, 19 (BODEMANN, Handschriften, p. 91-92).)

6. Lettre du 21 /31 juillet 4699. Archioio Storico italiano. Nuova serie, t. IV parte 11 (1857), p. 48.

7. « Historia, varia memorabilia, et inprimis Chronologia historica, ita docebitur, ut accuratè dici possit, ul quo anno unaquæque res majoris momenti gesta sit : quomodo et quando Imperatores, Reges, Principesque a condito mundo ad hæc usque tempora se invicem exceperit, et quo anno regimen invenerint et finierint : quid regimen {empore Singulis annis memoratu dignum gesserint. » Lottre au même, 7 août 1699. TARDE

nettes (1) », étant souvent le meilleur moyen de faire saisir et, partant, retenir certaines notions, Leibniz désirait qu'on dessinât ce qu'on ne pouvait bien décrire (2)emcrest pourquoi il souhaitait de voir ajouter des gravures aux encyclopédies pour certains mots anciens concernant les institutions (3). Il admettait même en histoire les gravures mnémoniques, comme dans la méthode emblématique de Jean Buno, pasteur de Lunebourg (4), à laquelle ilne faisait d'autre objection que l'absence d'ordre chronologique et le peu de rapport des images avec le sujet qui y était représenté (5).

- La grande difficulté de l’exercice de la mnémotechnie lui paraissait trouver sur-le-champ quelque rapport logique entre un lieu ct ce qu’on doit placer(6), c’est-à-dire de cfaire

1. Projet d’Académie des sciences de Dresde (v. plus haut, p. 867, n. 2). DuTENs, t. V, p. 175.

2. « Wilkinsii Characterem Universalem… nuper legi. Tabulæ perplacent : vellem res, auæ describi nisi pictura non possunt, ut sunt varia animalium, plantarum, instrumentorum genera, figuris adjectis exhibuisset. » Lettre à Oldenbourg, 29 avril 1671 (v.st.). GEuR., Briefw., p.58. Sur cet ouvrage de Wilkins, v. CouTuRAT, p. 548-52.

3. « Il seroit bon d'accompagner les mots de petites tailles douces à l’egard des choses qu’on connoist par leur figure exterieure. Un tel Dictionnaire serviroit beaucoup à la posterité et epargneroit bien de la peine aux Critiques futurs... pour connoistre ce que les Latins appellent strigilles et sistrum, tunica ct pallium, les figures à Ja marge vaudroient mieux que les pretendus Synonymes, étrille, cymballe, robe, veste, manteau... Il y à un petit nomenclator imprimé à Nuremberg, où il y a des figures à chaque mot, qui sont assés bonnes. Un tel Dictionnaire Universel figuré seroit à souhaiter, et ne seroit pas très difficile à faire. » Nouv. Ess., 1. III, ch. x1, $ 28. GEnR:,-Phil., t. NV, p. 235.

4. Tabularium mnemonicarum, quibus Historia universalis… simulacris et hieroglyphicis figuris delineatis exhibetur, 1692. BoDEMANN, Handschriften, p. 175, note.—Sur les autres ouvrages historiques de Buno,v.PAULSsEN,t. I, p. 550.

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