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contemporains comme les langues, soit postérieurs comme les traditions. Il les a lui-même tous étudiés et 1l leur donnait également place dans la connaissance du passé (1).
Leibniz, qui avait compris que l’histoire d’un pays ne saurait mieux débuter que par sa géologie(2), s’est toujours préoccupé de connaître les restes matériels qui pouvaient en éclaireir la préhistoire; mais s’il s’intéressait surtout aux monuments du Brunswick, sa curiosité le poussait à S'informer aussi de ceux de l’ancien monde; il les appelait des « antiquités » (3) ou, du mot allemand encore usité aujourd’hui, Ueberbleibsel (4). C’est ainsi qu'il connaissait non seulement les Pyramides de l'Egypte (5), mais, d’après les dessins de Chardin et de le Brun et la relation de Thévenot, les ruines de Persépolis, où le Brun croyait trouver un sixième genre d'architecture. Il s’y intéressait surtout à cause de leurs inseriptions, qui lui semblaient reposer sur un alphabet primitif (6), et de leurs peintures, qu'il eût voulu voir étudier à la lumière d’'Hérodote et des autres historiens anciens (7), sans doute comme il l'avait fait lui-même pour les antiquités de Notre-Dame de Paris (8).
4. V. les énumérations qu’il fait lui-même à propos de son Atlas universalis. CouTurAT, Opusc., p. 222-3 et, à propos de l’histoire de Brunswick, à la fin de l’Entw. d. welf. Gesch. PErTz, t. IV, p. 255.
2. V. plus haut, p. 108. Cf. « Jta rerum natura præstat nobis Historiæ cicem. Historia autem nostra hanc contra gratiam naturæ rependit, ne præclara ejus opera, qu&æ nobis patent, posteris ignorentur. » Fin du Protogée soulignée par Leibniz. Durens, t. IV, part. 2, p. 240. Dans un mémoires. d. (hiver de 1701) sur les observations médicales, il répète, $ 6, que la géologie et la géographie physique doivent en être la base. HARNACK, t. II, p. 440 (Kzopp, t. X, p. 356).