‹ Leibniz HistorienChapitre 453 sur 854 · V. pl. haut, p. 320-323 passim · texte numérisé non relu

V. pl. haut, p. 320-323 passim

10. A propos d’une «mathématique biblique » que préparait l’astronome Reyer, Leibniz lui signale la chronologie de la Bible. Lettre du 1er octobre 1706.

Korru., t. I, p. 219 (Durens, t. V, p. 153).

dite version des Septante, alors que le manuscrit samaritain donne à peu près une date intermédiaire (1): mais il penchait pour la version des Septante, qu’à l'exemple de Vossius il Groyali, sinon inspirée du moins antérieure à Jésus-Christ(2). d'autant plus que la chronologie lui en paraissait s’accorder avec celle de l’histoire de Chine, qu’il ne connaissait pas moins (3). Il avait, sur la date initiale des siècles, des idées saines, que ne partagealent pas toujours ses contemporains de France (4).

1. «Si annos ab Orbe Condito computes, ingens discrimen apparet ex eo quod Græcus codex Geneseos ab Hebræo differt, Samaritanus inter ambos medius incidit. » Ms. XXIII. 217 LMMOIM2 RCE discussion avec van Helmont à propos du Seder oleam. Journal du 9 août 1696 (v. St.), PEnrrz, t. LV p+491:

due sans ce Secours, doit être fort estimée.» Leibnitiana »S CLVII. FELLzer, p. 215 (DuTENs, t. VI, p. 326), passages Soulignés dans l'édition. À propos de Pezron il écrit : « Isaaci Vossii, et aliorum Virorum doctorum Senftentiam, quæ chronologiam 70. Interpretum Hebraicæ præfert, non malè videtur resusCcitasse. » « J’ay de l'inclination Pour son sentiment pour la chronologie des 70. » Lettre à Lelong citée pl. haut, p. 420, n. 1. Voir une analyse de la Defense de l’antiquité des temps du P. Pezron, 1691. Ms. XIIB 713 n°791 CH. MARGIvAL, Essai sur Richard Simon, Paris, 1900, p. 202-3.

3. À propos d’un livre de Confucius il écrivait le 10/20 décembre 1687 au landgrave Ernest : « La Chronologie Chinoise qu’on a ajoutée à cet ouvrage

que les premiers Monarques Chinois comme Fohi et Hoangti approchent trop du deluge. Cela nous obligera sans doute de preferer les 70 Tnterpretes au texte Hebreu,car les Jesuites avouent EUxX-mesmes, qu’au moins l’histoire de Hoangti ne Sçauroit estre revoquée en doute. » RommeL, t. II, p. 113-4 A propos de lPhistoire de Chine du P. Martini, il écrivait : « A l'égard de la suite de leurs rois, il faut avouer que excepté les Juifs, les Chinois Surpassent tous les peuples dans l’exactitude et l'ancienneté de leurs histoires, parce que leur gouvernement a toujours subsisté preésquesans interruption nonobstant les changemens qui y sont arrivés ». Première lettre à Chapuzeau, citée pl. haut p. 421, n. 4. Sur la correspondance de Ja chronologie biblique et chinoise, v. le Traité du P. Longobardi (1701) dans DURENS EIN D 96: Aa même époque, Leibniz était averti que l’histoire primitive des Chinois de Fohi à Confucius environ n’était « qu’une histoire allegorique ou une espèce de poëme historique » semblable à l’histoire mythologique et obscure des Grecs. » Lettre du P. Bouvet, 8 novembre 1702. Zd., p. 166. Il serait curieux de savoir si Leibniz abandonna Sa Conception et crut que l’histoire des Chinois Comme celle de tous les peuples (v. pl. haut p. 386, n. 1) avait passé par une période mythique.

4. À propos de la lettre de Madame à la duchesse Sophie, sa tante, à qui elle demandait, sur la question du début du xvrrre siècle Pavis de Leibniz (le 4 janvier 1699. JæcLé, t. I, p. 187-8), celui-ci l’écrivait à Sophie (pp. 109-11 de

Leibniz voulait, en chronologie comme en linguistique, procéder du connu à l'inconnu et déterminer les dates incertaines au moyen de quelques dates sûres principalement celles des éclipses, que lui donnait l’astronomie (1). Aussi Leibniz, qui s’occupait de cette science comme de toute autre (2), apprenané qu’une contestation s'élevait entre le P. Pezron et M. Pienud, professeur à l’Université de Paris, sur l’année de la Passion, demandait-il au P. Grimaldi des renseignements « touchant une éclipse extraordinaire observée en ce temps-là dans la Chine suivant les Annales du pays (3) » et notera-t-il toujours dans ses Annales Jmperit les échpses et les particularités astronomiques (4).

I fut naturellement mêlé à la fin du xvrre siècle à la réforme du calendrier. La question se posait depuis longtemps, et, dès le début, elle intéressa Leibniz (5). Ce fut dans les dernières années du siècle qu’elle devint urgente et qu’il y travailla de toutes ses forces : en 1694, 1l priait l’abbé Nicaise de consulter le P. Noris sur une correction ou une explication à apporter au calendrier grégorien d’après la

la lettre citée ci-dessus, p. 424, n. 3), que l’année 1701 devait être la première du siècle, celui-ci allant de 1 à 100. Il a, d’ailleurs, étudié la notion de siècle en 1701 dans le De Nummis Gratiani,$ vit. Durens, t. IV, part. 2, p. 256-7. Cf. pl. haut, p. 209, n. 8.

1. «Pour dechiffrer le temps on s’est servi de quelques caracteres incontestables , sçavoir des eclipses de soleil ou de la lune; car souvent les Histoires les marquent en passant d’une maniere assez bien circonstanciée et comme l’astronomie nous donne moyen de connoistre exactement le temps de chaque eclipse et qu’on a mesme fait des machines pour sçavoir incontinent sans calcul, si telle eclipse à esté faite dans tel temps, c’est par là qu’on a rectifié la chronologie. » Mémoire du 1€ juillet 4692. Z. d. k. V. f. N. 1885, pA22:

2. Mss. intitulés Astronomica dans BOoDEMANN, Handschriften, p. 314; lettres à Fontenelle et aux astronomes citées ci-dessous, p. 427-8; lettres à Rœmer, 23 juillet 1710, àVarignon, 12 février 1711, à Bourguet, 20 avril 1716. Durens, t. IV, part. 2, p. 127, GEHR., Math., t. IV, p. 174 et Durens, t. VI, p.220. Dans une lettre à Hertel, 20 février 1700, il se plaint du mépris géné ral de la noblesse allemande pour l’astronomie. GUHRAUER, t. Lip A8

3. Lettre à Chauvin s. d. (avril-mai 1696). Mouv. Journal des Scavans, maijuin 1696,p. 384 (Sreix, p. 340). Cf. lettre à un inconnu citée pl:haut, p.16,n. 1, où il est question d’une éclipse observée par les Chinois « et tempus incidere Christi passionen ajebant maximo ad fidem religioninostræ faciendam usum.»

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